Valais: pas d’ouverture anticipée des cols alpins pour les cyclistes

Un postulat interpartis proposait de laisser les cyclistes profiter des cols avant qu’ils ne soient ouverts à la circulation automobile. Les députés valaisans ont dit non.
16 déc. 2021, 15:54
Le Grand Conseil ne veut pas que les cyclistes puissent emprunter certaines routes des cols avant les automobilistes.

Les cols alpins n’ouvriront pas une semaine plus tôt pour la mobilité douce. Pour des raisons de sécurité, d’équité et de coûts, le Grand Conseil s’est en effet rallié jeudi à la position du Conseil d’Etat, défavorable au postulat interpartis sur le sujet.

Les auteurs du postulat voulaient attirer avec des itinéraires libres de circulation motorisée les amateurs de vélo qui reprennent leurs activités au printemps, une période creuse pour le tourisme. La majorité des députés s’y sont opposés, rejetant la proposition par 87 voix contre 42.

Refus d’un privilège

Pour le député Thomas Birbaum (PLR), il n’est pas question de «privilégier une minorité» au détriment d’une «grande majorité. Les routes appartiennent à tout le monde et tout le monde paie pour les routes», a-t-il lancé.

Soutenant le postulat, le vert Lucien Barras a précisé qu’il ne s’agissait pas de créer un privilège. Le but est de permettre aux cyclistes de profiter durant quelques jours, et non pas forcément durant une semaine, de routes qui ne seront pas encore entièrement sécurisées pour les autres véhicules. Julien Monod (PLR), l’un des auteurs du postulat, a rappelé que la mesure pourrait être appliquée seulement à un certain nombre de cols.

Des raisons de sécurité évoquées

La majorité des députés se sont finalement ralliés à l’avis du Conseil d’Etat qui a rejeté le postulat, estimant que, pour «des raisons de sécurité et de proportionnalité financière, il n’est pas raisonnable d’anticiper les ouvertures».

«Ces cols, outre leur attractivité pour la mobilité douce, ont aussi une fonction de mobilité touristique plus large, que ce soit pour les voitures ou les motos par exemple, qu’il n’y a pas lieu de péjorer», a souligné le chef du Département de la mobilité, du territoire et de l’environnement Franz Ruppen. Il estime que «le canton entreprend déjà actuellement des efforts importants pour faire des cols de montagne valaisans également un atout touristique dans les domaines du vélo», notamment via l’homologation et le balisage de quinze parcours cyclosportifs, «dont la moitié concerne des cols».

par Keystone - ATS