110 mineurs réfugiés non accompagnés vivent en Valais

Ces adolescents non accompagnés sont logés actuellement à Sion dans les structures appelées “Le Rados”. Ils sont dix fois plus nombreux qu’avant 2015.

27 sept. 2016, 15:58
/ Màj. le 28 sept. 2016 à 06:30
Dans la cuisine du Rados, des jeunes requérants d'asile préparent le repas sur les conseils de Gaby Yao, encadrant éducatif.

Plus de cent mineurs réfugiés, 110 exactement, sont actuellement logés dans les structures appelées «Le Rados » à Sion. Ils ont dû fuir leur pays seuls, sans leurs parents ou un accompagnant adulte. «En majorité, ce sont des jeunes Erythréens et des Afghans», souligne Marco Lorenz, le responsable du Rados. Ces requérants d'asile arrivent en Valais après des parcours souvent parsemés de violence, provoquant chez eux un déficit de confiance en l’humain et une perte de repères. «Ces jeunes se livrent très peu. Ils se sont blindés et sont méfiants. On leur laisse le temps de reprendre confiance en eux et aux autres, de se sentir en sécurité, avant de pouvoir travailler ensemble», confie Aline Berthod, la responsable éducative.

Dix fois plus de mineurs qu'en 2015

Le nombre de mineurs non accompagnés n’a cessé de croître en Valais. Alors qu’avant 2015, une dizaine d’adolescents réfugiés étaient accueillis par année, en 2015, ils étaient une dizaine par mois. Soit cent pour l'année. Les responsables du Rados constatent également que les adolescents arrivent de plus en plus jeunes et de plus en plus fragilisés. D’où une certaine délicatesse dans les contacts. Parfois, l’équipe doit cerner, puis gérer les angoisses et les détresses cachées. «On essaie de leur donner des projets de vie et de l’espoir», ajoute Marco Lorenz.

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