Esther Waeber-Kalbermatten: "En Tunisie, le Conseil d’Etat n’est pas en vacances, mais en voyage d’étude"

Tous les conseillers d’Etat valaisans ont fui le canton! Leur échappée tunisienne a débuté dimanche et se termine mercredi. Interview de la présidente du Gouvernement, Esther Waeber-Kalbermatten.

14 août 2018, 16:51
Le Conseil d'Etat valaisan et le Chancelier posent, en Tunisie, devant des clichés des Alpes.

 

Esther Waeber-Kalbermatten, c’est nouveau que le Conseil d’Etat parte en vacances ensemble?
Le Conseil d’Etat n’est pas en vacances, mais en voyage d’étude. Avec mes collègues, nous rencontrons, ici en Tunisie, plusieurs acteurs de la politique d’asile. Ce type de séjour n’est pas nouveau. Il permet aussi aux conseillers d’Etat de se côtoyer dans un environnement moins formel que celui des séances hebdomadaires. 

Pourquoi la Tunisie, avec laquelle le Valais n’entretient que peu de liens?
C’est à la présidence du Gouvernement que revient l’organisation du voyage. Comme l’asile dépend de mon Département, j’avais à cœur de visiter la Tunisie, qui est un pays-clé dans le transit des migrants vers l’Europe. 

Combien coûte ce séjour?
Entre 7000 et 9000 francs. Ce montant, pris dans le budget de la présidence, comprend les frais de transport, d’hébergement et de repas pour les cinq membres de l’exécutif, le chancelier et le chef de l’information de l’Etat du Valais. Les conjoints voyagent en revanche à leurs frais. Le Conseil d'Etat veille à payer tout ce qu'il consomme sur place et à refuser les cadeaux importants.

On ne vous le souhaite pas, mais si l’avion tombe…qui dirige le Valais?
Les accidents sont plus courants sur les routes, mais effectivement le Conseil d’Etat voyage dans le même avion. Si Frédéric Favre n’était pas avec nous à l’aller, ce n’était pas pour des questions de sécurité, mais parce qu’il participait à la course Sierre-Zinal. Mercredi, on rentre tous ensemble, en espérant bien sûr que tout se passe au mieux.