La BCVs devient une grande banque en passant le cap des 15 milliards au bilan

Avec un bilan passant le seuil des 15 milliards de francs, la banque valaisanne entre dans la cour des grands.

25 juil. 2017, 18:33
/ Màj. le 26 juil. 2017 à 07:32
Se hissant à la hauteur de ses homologues vaudois, genevois ou encore bernois, l’établissement valaisan (ici son président de la direction Pascal Perruchoud) démontre qu’il a été dynamique et a grandi.

La Banque cantonale du Valais (BCVs) a franchi un cap important il y a quelques jours. En effet, avec un bilan de 15,348 milliards de francs à fin juin, elle va passer de la catégorie des banques de taille moyenne à celle des grandes banques. De quoi devenir, selon les critères de l’autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA), un «acteur du marché grand et complexe». 

Se hissant à la hauteur de ses homologues vaudois, genevois ou encore bernois, l’établissement valaisan démontre qu’il «a été dynamique et a grandi», fait remarquer Christian Donzé, responsable de la division finances et crédits.

«La BCVs devra faire face à des exigences supplémentaires en termes de fonds propres et fera l’objet d’un suivi plus serré encore de la part du régulateur (ndlr: la FINMA)», annonce de son côté Pascal Perruchoud. Le président de la direction générale de la BCVs commentait les résultats du premier semestre 2017 de l'établissement.

Bons résultats

Un premier semestre qualifié de bon avec un résultat opérationnel de 57 millions de francs, soit une hausse de 5,6%, mais aussi un ratio de 47,5% qui prouve la bonne santé de l’établissement. Rappelons que cela signifie que pour chaque billet de 100 francs de revenus, la BCVs n’a dépensé que 47,5 francs, ce qui la place dans les bons élèves en Suisse.

La BCVs entend poursuivre sa stratégie de renforcement des fonds propres (1,27 milliard). Le bénéfice net augmente quant à lui de 9,6%. En outre, dans un environnement boursier positif, la banque enregistre une croissance de 11,5% du résultat des opérations de commissions et de service. 

Rebelote positive avec les opérations de négoce, change et devises qui grimpent de 33%. «Ces deux résultats témoignent de la diversification des sources de revenus», explique Pascal Perruchoud.

2017 meilleur que 2016?

Les charges d’exploitation augmentent de 7% et celles du personnel de 5,4% (35,8 millions). Cette dernière hausse est due en particulier au développement du nombre de collaborateurs dans le réseau des succursales et dans les postes clés qu’il a fallu créer pour répondre aux exigences fédérales qui augmentent en même temps que la BCVs prend du poids.

Ce premier semestre a été plus favorable que les prévisions. Et cela devrait continuer. En effet, pour le second, la BCVs prévoit un volume d’activités s’inscrivant toujours dans une tendance positive. «La banque devrait atteindre un résultat opérationnel et un bénéfice d’exercice 2017 supérieurs aux bons résultats 2016», prévoit le président de la direction. 

>> A lire aussi : En 2016, la Banque cantonale du Valais a dégagé un bénéfice net en hausse de 1,3%

Mais ce dernier reste vigilant. «L’économie valaisanne s’en sort assez bien, mais il faut rester prudent sur le marché. Attention notamment à l’immobilier! Nous l’avons déjà dit: nous arrivons dans une situation de suroffre avec un taux de vacance de logements qui est en augmentation.»