Des produits régionaux au menu des établissements de collectivités publiques

Le service cantonal de l’agriculture promeut l’utilisation de produits régionaux dans la cuisine collective. En Valais, plus de 6 millions de repas par année sont servis par des établissements publiques (hôpital du Valais, EMS, crèches, etc.). La restauration collective peut donc jouer un rôle important dans l’utilisation et la mise en valeur des produits régionaux. Pour stimuler le secteur, plusieurs démarches sont entreprises par le service cantonal de l’agriculture au travers son école.

13 juin 2016, 12:36
Ludovic Delaloye, responsable du projet "Promotion des produits régionaux dans la restauration collective du Canton du Valais", s'amuse à revisiter certains classiques. Ici une assiette valaisanne façon tapas.

A la tête des cuisines de l'Ecole cantonale d'agriculture, Ludovic Delaloye, jeune chef passionné et talentueux (il est en possession du diplôme fédéral de chef de cuisine), est responsable de ce projet.

L’école d’agriculture a participé à la phase pilote en mettant sous la loupe le fonctionnement de sa cuisine via l’indicateur écolologique Beelong qui évalue l’impact de la nourriture selon 5 critères (provenance, saison, mode de production, climat et ressources, transformation des produits). Il y a un an, trois établissements valaisans ont rejoint le projet. Le Home des Crêtes à Grimisuat, le Home de Gravelone à Sion et Les Fleurs du temps à Fully.

Aujourd’hui, le but du service cantonal de l’agriculture est d’élargir la liste des établissements partenaires. Tous les établissements collectifs vont être invités à jouer le jeu des produits régionaux, un cahier des charges a été élaboré pour les partenaires et pour les fournisseurs. Pour faciliter les échanges entre fournisseurs et établissements partenaires, une liste sera mise à disposition sur le site www.vs.ch/agriculture. Conseils et coaching sont également prévus.

 "Cette démarche est cohérente avec la politique agricole cantonale qui veut faire du Valais une destination incontournable pour ses vins et ses produits du terroir", affirme Gérald Dayer, chef du service cantonal de l’agriculture.

Nos éditions numériques et papier de mardi 14 juin vous en diront plus sur les enjeux et sur la motivation des chefs concernés.