Les jeunes socialistes veulent davantage de places d'apprentissage

La période de pénurie des places d'apprentissage est passée, mais les jeunes socialistes romands sont toujours inquiets. Ils demandent aux cantons de modifier leur loi sur les marchés publics pour favoriser les entreprises formatrices.

26 janv. 2015, 14:16
Cette année, 1560 contrats d'apprentissage ont été signés.

Les jeunes socialistes romands réclament plus de places d'apprentissage. Ils demandent aux cantons de modifier leur loi sur les marchés publics et d'accorder la priorité aux entreprises formatrices.

Si la période de grave pénurie de places d'apprentissage est passée, la situation n'est "toujours pas rose", a expliqué lundi devant la presse Romain Pilloud, membre du bureau de la Jeunesse socialiste vaudoise. "En octobre, 5500 jeunes n'avaient pas trouvé de place d'apprentissage ni aucune autre solution pour se former", dit-il.

Pour y répondre, les jeunes socialistes proposent d'agir via les lois cantonales sur les marchés publics. Ils demandent que le critère de formation soit davantage pris en compte lors des mises au concours. "Certaines entreprises ne font pas d'effort pour former la relève", observe Immaculée Mosoba, de la section fribourgeoise.

"A Genève, le nombre d'entreprises formatrices a baissé entre 2001 et 2008. Si la situation s'est stabilisée depuis, elle n'est toujours pas idéale", a relevé pour sa part Gabriel Millan.

Des démarches seront entreprises dans chaque canton, sous des formes diverses. A Fribourg, une motion populaire a déjà été déposée. A Genève et Neuchâtel, en Valais, à Berne et dans le canton de Vaud, des députés socialistes relaieront la démarche auprès des Grands conseils.

L'idée fait aussi son chemin à Berne, où les Chambres fédérales ont décidé en septembre de faire de la formation des apprentis un nouveau critère de sélection pour adjuger les marchés publics. Ils ont décidé d'en restreindre l'application aux marchés publics qui ne sont pas soumis à des accords internationaux.