Votations fédérales du 9 février: deux non et un oui pour les délégués du PLR

Un seul oui et 328 non. C'est le résultat sans appel du vote de l'assemblée des délégués du PLR sur l'initiative pour des logements abordables, soumise au peuple le 9 février prochain. Ils sont par contre largement favorables à un durcissement des sanctions contre l'homophobie.

11 janv. 2020, 13:46
Pour le PLR, les quotas imposés par l'initiative ne sont pas efficaces (illustration).

Le PLR recommande de voter oui le 9 février à la norme pénale anti-homophobie et non à l'initiative pour "davantage de logements abordables". Pour le 17 mai, le parti dit non à l'initiative de l'UDC "pour une immigration modérée" (initiative de limitation).

Les délégués du PLR se sont réunis samedi à Schindellegi (SZ) pour leur première assemblée depuis les élections fédérales. Ils ont pris position sur les trois objets soumis à votation les 9 février et 17 mai.

Une section s’y oppose

Par 208 voix contre 54, les délégués ont décidé de recommander de voter oui à l'extension de la norme anti-raciste du code pénal qui vise à protéger également contre la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle. L'Union démocratique fédérale (UDF) et les Jeunes UDC ont lancé le référendum contre cette extension de la loi.

La section d'Appenzell Rhodes-Extérieures s'est déjà prononcé dans le courant de la semaine sur ce sujet. Par 25 voix contre 24 et une abstention, elle recommande de refuser l'extension de la norme anti-raciste.

Non à l'initiative de l'ASLOCA

Par 308 voix contre une seule, le PLR recommande de rejeter l'initiative de l'Association suisse des locataires (ASLOCA) pour "davantage de logements abordables". Ce texte prévoit l'introduction d'un quota de 10% pour la construction de logements d'utilité publique. Il propose aussi d'introduire un droit de préemption pour la Confédération et les cantons et de limiter les hausses de loyer en cas de rénovation énergétique.

L'initiative intervient trop fortement sur le marché, ont affirmé plusieurs délégués. Et le quota devrait être maintenu même avec un important parc d'appartements vides, s'est inquiété le conseiller national (PLR/VD) Olivier Feller. Selon lui, le problème actuel est une pénurie de logements dans les zones urbaines. Un quota au niveau fédéral n'est pas nécessaire, a-t-il ajouté, soulignant qu'il faut des solutions locales.

Le Conseil fédéral et le parlement ont élaboré un contre-projet qui entrerait en vigueur en cas de rejet de l'initiative. Il prévoit que le fond existant pour la promotion de logements d'utilité publique, appelé fonds de roulement, soit augmenté de 250 millions de francs.

 

 

Enfin, par 299 voix contre trois, les délégués recommandent de rejeter l'initiative de l'UDC dite de limitation qui exige la résiliation de l'accord sur la libre circulation des personnes entre la Suisse et l'Union européenne. Pour le PLR, un oui signifierait la fin des accords bilatéraux "qui sont de la plus grande importance économique" pour la Suisse. Le peuple se prononcera le 17 mai.