Une panne informatique a fait trembler les contrôleurs aériens lundi à Genève

Une panne informatique a affecté le système des plans de vol de Skyguide à Genève, lundi. Heureusement sans conséquence. Les contrôleurs aériens ont parfaitement géré ce dysfonctionnement. Il n'y a pas eu de conséquence sur le trafic aérien.

23 sept. 2014, 18:41
Une panne du système informatique de Skyguide à Genève s'est produite lundi durant une heure. Les contrôleurs aériens l'ont parfaitement gérée. Il n'y a eu aucune incidence sur le trafic.

Ni les passagers, ni les pilotes n’en ont eu vent. Pourtant, lundi 22 septembre à 11h30, le système des plans de vol de Skyguide a connu une panne informatique à Genève. Seuls les contrôleurs aériens de service, ainsi que les techniciens de la maintenance ont eu quelques frayeurs. Soit une petite vingtaine de personnes. Et encore!

" L’avarie a été détectée à 11h30 lundi", confirme le responsable de presse de Skyguide à Genève, Roger Gaberell. Après une heure de temps, la situation a été corrigée. Il a fallu une heure supplémentaire pour que la stabilisation de la correction soit validée. Mais il n’y a eu aucune incidence ni sur le trafic aérien, ni sur le transport des passagers", se félicite-t-il.

Ces dysfonctionnement sont rarissimes et généralement sans conséquence. La Confédération, qui mandate Skyguide, a d’ailleurs fixé des normes très strictes de sécurité sur la stabilité des systèmes. Ainsi, sur une période de deux ans, la durée cumulée des dérangements avec conséquences sur les opérations, ne peut dépasser 80 heures, selon ces normes. Or en 2012 et 2013, l’organe du contrôle du trafic aérien helvétique a relevé des valeurs de 25 et 16 heures respectivement. Soit 50% de moins que le seuil de tolérance. « C’est notre mandat, de gérer le trafic aérien en toute sûreté et en fluidité », sourit Roger Gaberell.

L’incident de lundi a donc pu être maîtrisé dans les meilleurs délais grâce à la compétence des contrôleurs aériens d’une part, ainsi qu’aux différents niveaux de sécurité du système d’autre part. «Ce n’était qu’une partie du système général qui a connu cette panne. » Et d’imager: «Si le système électronique d’une voiture tombe en panne, le véhicule continue de rouler.»  

Sécurité augmentée

Et l’homme de la communication de poursuivre : "Et chaque partie comprend des filets de sauvegarde auxquels nous pouvons recourir en tout temps ", détaille l’attaché de presse. " Il y a non seulement des versions plus anciennes qui ont été éprouvées et sur lesquelles nous pouvons retourner en cas de pépin. Mais nous disposons également de plusieurs systèmes de secours indépendants du premier, qu’il est toujours possible d’activer en cas de panne généralisée du premier. Ces systèmes sont soit identiques, soit d'un autre type pour encore augmenter la sécurité. C’est un peu comme si vous aviez un problème avec la dernière version du système d’exploitation de l’iPhone. Mais vous conservez également un appareil Android qui peut vous dépanner", vulgarise Roger Gaberell.

Cependant, contrairement à ce qui se produit lorsqu’on achète un téléphone portable intelligent, le système de navigation aérienne a été éprouvé dans son entier avant que les utilisateurs ne découvrent des anomalies…

Et si la panne de lundi avait été plus conséquente et qu’elle n’avait pas pu être corrigée aussi rapidement. Quelles auraient été les conséquences ? " Dans ces cas, Skyguide réduit sa capacité d’avions gérés dans son espace aérien. Et si la situation perdure, des vols sont retardés au départ ou doivent être déroutés voire annulés. En aucun cas la sécurité des passagers et des équipages n’est mise en danger », conclut Roger Gaberell.