Il avait égorgé quatre personnes en 2015, le meurtrier de Rupperswil devant ses juges cette semaine

En décembre 2015, quatre personnes sont retrouvées mortes dans les décombres d'une maison de Rupperswil, dans le canton d'Argovie. Les autopsies montrent qu'elles ont été égorgées. Le meurtrier n'a été arrêté que 6 mois plus tard. Son procès s'ouvre cette semaine.

11 mars 2018, 10:13
Il avait fallu 6 mois et une récompense offerte de 100'000 francs pour mettre la main sur l'assassin.

Son crime, parmi les plus sordides de l'histoire criminelle suisse, a secoué le pays en décembre 2015. Le quadruple assassin de Rupperswil (AG) comparaît dès mardi devant le Tribunal de district de Lenzburg (AG) et une salle comble.

Le prévenu, un Suisse de 34 ans, est accusé d'avoir égorgé en décembre 2015 une mère de famille, ses deux fils ainsi que la petite amie de l'aîné. Il a avoué les faits.

Le Ministère public l'accuse d'assassinats, extorsion de fonds, séquestrations, prises d'otages, actes sexuels avec enfant, contraintes sexuelles, incendie intentionnel et de pornographie. En effet, du matériel de pornographie enfantine a été trouvé sur divers appareils électroniques saisis par les enquêteurs.

L'accusé encourt une peine privative de liberté à vie. Le procureur fera connaître la peine requise lors du procès. L'acte d'accusation sera publié lundi.

Entraîneur de football

Les faits remontent au 21 décembre 2015. Le prévenu, qui habitait à quelques centaines de mètres du lieu du crime, avait attendu le départ du partenaire de la mère de famille âgée de 48 ans pour pénétrer dans la maison de ses victimes.

Cet étudiant, ancien entraîneur d'une équipe de football junior, avait alors contraint la mère à ligoter son fils de 19 ans et l'amie de ce dernier, âgée de 21 ans, avant de la forcer à aller chercher de l'argent en ville. A son retour, elle a aussi été ligotée.

Avec un couteau de cuisine

L'homme a abusé sexuellement du garçon de 13 ans. Il a ensuite tué ses victimes en les égorgeant avec un couteau, puis il a mis le feu à la maison.

L'arme du crime, un couteau de cuisine, n'a pas été retrouvée. L'accusé dit l'avoir emballée dans du papier cadeau, puis jetée dans une poubelle publique de la ville d'Aarau tout de suite après le crime.

C'est finalement en mai 2016 dans un café d'Aarau que la police a arrêté l'accusé, au terme d'une fastidieuse enquête. Il se trouve en exécution de peine anticipée depuis décembre 2016.