Employés de sociétés suisses mieux couverts en matière de prévoyance

Les institutions de prévoyance des entreprises suisses sont meilleures que celles des sociétés étrangères. Les meilleures entreprises en la matière sont Crédit Suisse et Swiss Prime Site.

20 juin 2013, 16:25
Les clients allemands de Credit Suisse ont reçu une lettre les invitant à soumettre aux banques les documents prouver que leurs comptes ont bien été déclarés

Le niveau de couverture des engagements de prévoyance des plus grandes entreprises de Suisse s'est dégradé en 2012. Il reste toutefois nettement supérieur à la moyenne internationale, selon une étude du consultant Towers Watson. 

Dans cette étude présentée jeudi, qui porte sur les 30 sociétés cotées à la Bourse suisse retenues dans l'indice Swiss Leader Index (SLI/30 titres dont les 20 de l'indice vedette Swiss Market Index), Towers Watson relève que "les entreprises suisses et leurs institutions de prévoyance se trouvent toujours dans une situation nettement plus confortable que les entreprises à l'étranger".

En 2012, le degré de couverture moyen des sociétés du SMI a reculé de 86 à 83%, et pour les entreprises du SLI de 79 à 77%, et est revenu sous son niveau de 2008. Mais à titre de comparaison, il est de 75% en moyenne pour les sociétés de l'indice américain Fortune 1000, et de seulement 61% pour celles de l'indice vedette Dax de la Bourse de Francfort.

Credit Suisse (101%), Swiss Prime Site (96,6%), Syngenta (96,2%) et UBS (95,8%) sont actuellement les quatre sociétés prises en compte dans l'enquête qui disposent de la meilleure couverture de leurs engagements de prévoyance. A l'autre bout du panel, Kühne+Nagel ferme la marche (29,2%), derrière Swiss Life (45,5%), Roche (66,8%) et Geberit (67,5%).

Towers Watson relève toutefois que chez Kühne+Nagel, près de deux tiers des engagements de prévoyance ont été placés dans des plans non couverts par du capital. Chez Roche, la part s'élève à un quart environ.

Le consultant fait aussi remarquer qu'il utilise pour son analyse les normes comptables internationales IFRS et US GAAP. Ses résultats sont par conséquent très différents des données publiées par les institutions de prévoyance suisses.

La dégradation que Towers Watson a relevée en Suisse dans son enquête est essentiellement liée à l'influence négative de la spirale des taux d'escompte, qui propulsé l'année dernière les engagements de prévoyance des entreprises retenues pour son enquête de 10,8% à 194 milliards de francs. Pour la première moitié de 2013, une légère embellie a toutefois éclairé l'horizon financier, constate-t-il.