Dix-huit ans de prison pour une jeune femme parricide

Une jeune femme de 22 ans écope de 18 ans de réclusion pour avoir tué son père et blessé sa mère. Elle devra en outre suivre un traitement ambulatoire.
06 août 2015, 15:23
meutre

Une femme de 22 ans, qui avait poignardé son père et blessé sa mère l'an dernier à Beringen (SH), a été reconnue coupable d'assassinat et de tentative d'assassinat jeudi par le Tribunal cantonal de Schaffhouse. Elle écope de 18 ans de réclusion. Elle devra en outre suivre un traitement ambulatoire.

Devant les juges, la prévenue n'a exprimé aucun regret. Elle a dit qu'elle se sentait désormais libre parce qu'elle n'avait plus à endurer les insultes de son géniteur. Elle a admis qu'elle avait planifié son acte longtemps à l'avance.
 
Selon une expertise psychiatrique, la jeune femme souffre d'un lourd dérangement. Elle avait conscience de la gravité de ses actes au moment de les commettre mais n'a pas pu s'empêcher d'agir.
 
La procureure avait requis la réclusion à vie pour les charges reconnues par la Cour. La défense avait demandé une peine privative de liberté de dix ans pour meurtre. Les deux parties avaient demandé un traitement stationnaire dans une institution fermée.
 
"Sournois et sans scrupule"
 
Le tribunal a qualifié le crime de "sans scrupule et sournois". La prévenue a voulu se venger de ses parents et a procédé avec un extrême sang-froid. Les juges ont toutefois pris en compte ses aveux, son jeune âge et sa disposition à coopérer.
 
La jeune femme devra payer les frais de tribunal de 25'000 francs. Elle devra en outre verser 140'000 francs à sa mère, son frère et sa soeur à titre de réparation pour tort moral.
 
Les faits remontent au petit matin du 26 juillet 2011. La jeune femme pénètre dans l'appartement familial à Beringen armée de deux couteaux de cuisine et d'un spray au poivre.
 
Attaqué en plein sommeil
 
Elle attaque son père qui dormait sur le canapé et lui assène 17 coups de couteau en visant son cou. Lorsque sa mère veut venir en aide à son conjoint, la prévenue s'en prend a elle, la blessant. C'est finalement le frère qui parvient à maîtriser la jeune femme.
 
Peu après, elle parvient à s'enfuir de l'appartement mais est rapidement retrouvée par la police. Elle se laisse arrêter sans résistance.
 
La jeune femme a dit avoir agi parce que son père l'insultait depuis des années et la battait occasionnellement. La mère ne s'est jamais interposée, a-t-elle affirmé.
 
Menaces au gymnase
 
Le comportement de la prévenue avait déjà été remarqué. Alors qu'elle était au gymnase de Winterthour (ZH), elle avait rédigé des menaces en morse. L'école avait alors organisé un suivi psychiatrique.
 
Le médecin avait conclu que la jeune fille ne représentait pas de danger. Comme elle était déjà majeure, ses parents n'ont pas été informés.
 
Devant les juges, la prévenue n'a exprimé aucun regret. Elle a dit qu'elle se sentait désormais libre parce qu'elle n'avait plus à endurer les insultes de son géniteur. Elle a admis qu'elle avait planifié son acte longtemps à l'avance.
 
Selon une expertise psychiatrique, la jeune femme souffre d'un lourd dérangement. Elle avait conscience de la gravité de ses actes au moment de les commettre mais n'a pas pu s'empêcher d'agir.
 
La procureure avait requis la réclusion à vie pour les charges reconnues par la Cour. La défense avait demandé une peine privative de liberté de dix ans pour meurtre. Les deux parties avaient demandé un traitement stationnaire dans une institution fermée.
 
"Sournois et sans scrupule"
 
Le tribunal a qualifié le crime de "sans scrupule et sournois". La prévenue a voulu se venger de ses parents et a procédé avec un extrême sang-froid. Les juges ont toutefois pris en compte ses aveux, son jeune âge et sa disposition à coopérer.
 
La jeune femme devra payer les frais de tribunal de 25'000 francs. Elle devra en outre verser 140'000 francs à sa mère, son frère et sa soeur à titre de réparation pour tort moral.
 
Les faits remontent au petit matin du 26 juillet 2011. La jeune femme pénètre dans l'appartement familial à Beringen armée de deux couteaux de cuisine et d'un spray au poivre.
 
Attaqué en plein sommeil
 
Elle attaque son père qui dormait sur le canapé et lui assène 17 coups de couteau en visant son cou. Lorsque sa mère veut venir en aide à son conjoint, la prévenue s'en prend a elle, la blessant. C'est finalement le frère qui parvient à maîtriser la jeune femme.
 
Peu après, elle parvient à s'enfuir de l'appartement mais est rapidement retrouvée par la police. Elle se laisse arrêter sans résistance.
 
La jeune femme a dit avoir agi parce que son père l'insultait depuis des années et la battait occasionnellement. La mère ne s'est jamais interposée, a-t-elle affirmé.
 
Menaces au gymnase
 
Le comportement de la prévenue avait déjà été remarqué. Alors qu'elle était au gymnase de Winterthour (ZH), elle avait rédigé des menaces en morse. L'école avait alors organisé un suivi psychiatrique.
 
Le médecin avait conclu que la jeune fille ne représentait pas de danger. Comme elle était déjà majeure, ses parents n'ont pas été informés.