Six produits cosmétiques pour enfants retirés de la vente en Suisse

Des tests menés en Suisse sur différents produits cosmétiques destinés aux enfants ont amené le retrait de la vente de six d'entre eux.

16 janv. 2014, 13:07
Destinés aux enfants de 3 à 14 ans, les produits cosmétiques analysés ont été achetés dans les cantons de Zurich, Argovie et Bâle-Ville.

Six produits cosmétiques pour enfants dangereux pour la santé sont désormais retirés de la vente en Suisse. Le laboratoire cantonal de Bâle-Ville a testé 56 produits, du parfum au vernis à ongles en passant par le maquillage. Il a en outre émis des critiques sur 33 des 56 produits testés.

Destinés aux enfants de 3 à 14 ans, les produits cosmétiques analysés ont été achetés dans les cantons de Zurich, Argovie et Bâle-Ville dans de grands magasins, boutiques, magasins de jouets et auprès d'importateurs, indique jeudi le laboratoire mandaté par la Confédération. But de l'opération: vérifier le respect des normes légales, plusieurs violations ayant été recensées en la matière.

Colorants et agents conservateurs

Le laboratoire a prononcé six interdictions de vente en raison de l'utilisation de colorants bannis ou d'une trop forte teneur en agents conservateurs. Plusieurs produits ont en outre reçu une récrimination en raison de l'absence de notice de mise en garde ou de déclaration de leurs composants.

Vernis à ongles et produits de soins pour les lèvres sont les articles les plus souvent pris en faute, écrit le laboratoire cantonal de Bâle-Ville qui déplore en outre le manque de contrôle. Les documents de fabrications sont en effet souvent vérifiés par un personnel non compétent en la matière.

Economies sur le dos des enfants

Le laboratoire explique cette réalité par le fait que les cosmétiques pour enfants sont principalement vendus dans les magasins de jouets ou distribués par le secteur publicitaire.

Ces produits sont en outre commandés en Extrême-Orient "à des coûts les plus bas possible". Des économies sont ainsi réalisées au détriment de la sécurité des enfants, déplore le laboratoire qui rend attentifs les membres du réseau européen de laboratoires officiels.