Vladimir Poutine exclut l'envoi de troupes russes sur le sol syrien

La Russie n'enverra pas des troupes combattre sur le sol syrien. Vladimir Poutine a exclu cette éventualité lors d'une conférence de presse au siège de l'ONU.

29 sept. 2015, 07:23
Le chef de l'Etat russe n'a toutefois pas exclu des frappes aériennes.

Le président russe Vladimir Poutine a exclu lundi d'envoyer en Syrie des troupes de combat au sol pour lutter contre le groupe Etat islamique (EI). Il venait de rencontrer son homologue américain Barack Obama aux Nations unies.

"Nous réfléchissons à la manière d'aider davantage l'armée syrienne", a indiqué M. Poutine, qui s'exprimait en russe, lors d'une conférence de presse au siège de l'ONU. "Mais en ce qui concerne des troupes au sol, une implication russe ne peut pas faire l'objet de discussions", a-t-il affirmé.

Le chef de l'Etat russe n'a toutefois pas exclu des frappes aériennes russes. "Si nous devons agir, ce sera uniquement en respectant complètement les normes de droit international", a-t-il assuré.

Barack Obama et Vladimir Poutine se sont retrouvés lundi après-midi au siège de l'ONU à New York. Cette première rencontre officielle entre les deux dirigeants depuis plus de deux ans a débuté peu après 17h00 (23h00 en Suisse) et a duré environ une heure et demie.

Le président russe a qualifié cet entretien de "franc et fructueux". "Nous avons beaucoup de choses à faire. Il existe une opportunité d'oeuvrer ensemble au règlement des problèmes", a-t-il déclaré, disant Moscou prêt à améliorer ses relations avec Washington.

Divergences de vue

Alors que Moscou et Washington, soutenu par Paris, ne sont passont pas d'accord sur l'avenir de Bachar al-Assad, allié de la Russie, le président russe a estimé que c'était au peuple syrien de décider du sort de leur président, "et non à Barack Obama ni à François Hollande".

Lors de leurs interventions respectives à la tribune de l'ONU lundi matin, M. Obama et M. Poutine avaient déjà affiché leurs divergences de vue sur la guerre en Syrie.

Le président russe, appelant à une large coalition antiterroriste pour lutter contre l'EI, a jugé qu'il était indispensable de s'appuyer pour ce faire sur Bachar al-Assad. M. Obama, de son côté, a dénoncé la logique consistant à soutenir un "tyran" qui massacre des enfants innocents sous prétexte que l'alternative "serait pire".