Paris et Berlin insistent: les raids russes doivent frapper l'EI

François Hollande et Angela Merkel ont largement insisté auprès de Vladimir Poutine pour que seul l'État islamique soit frappé lors des raids russes en Syrie. "Les frappes doivent concerner Daech et uniquement Daech", a martelé le président français ce vendredi.

02 oct. 2015, 22:57
/ Màj. le 02 oct. 2015 à 23:05
La Chancelière allemande Angela Merkel accueillie par le président Francois Hollande. Les deux leaders ont montrés une fois de plus leur choix similaires sur les raids russes en Syrie.

"Nous avons tous les deux (François Hollande et Angela Merkel, ndlr) insisté sur le fait que l'EI est l'ennemi que nous devons combattre", a renchéri au cours d'un point de presse commun Angela Merkel. La chancelière allemande a démenti également toute divergence de vue avec François Hollande sur l'attitude à avoir face au président syrien Bachar al-Assad. Mme Merkel a précisé que la solution politique en Syrie "devait refléter et prendre en compte les intérêts de l'opposition" au régime en place à Damas.

Selon le ministère russe de la Défense, Moscou a mené vendredi six nouvelles frappes aériennes contre des cibles de l'EI en Syrie, au troisième jour de l'intervention russe dans ce pays. "Six frappes ont été menées contre des cibles de l'EI lors de 14 vols par des avions Sukhoï Su-34, Sukhoï Su-24M et Sukhoï Su-25".

Un centre d'opérations militaires de l'EI dans la province d'Idlib a été détruit, a encore précisé un responsable du ministère.

L'approche de la Russie est vouée à l'échec

Le président américain Barack Obama a estimé vendredi que l'approche de la Russie en Syrie, où elle mène des bombardements depuis mercredi, était vouée à l'échec. "C'est la recette d'un désastre", a-t-il dit en conférence de presse à Washington.

Et les frappes aériennes de Moscou "contre l'opposition modérée (syrienne) vont être contre-productives", a encore affirmé le président américain. Barack Obama a jugé "possible" de trouver avec Moscou une solution politique si la Russie reconnaît "qu'il doit y avoir un changement de gouvernement" dans ce pays.