Népal: deux alpinistes de plus perdent la vie sur l'Everest

Depuis le début du mois d'avril, six personnes ont perdu la vie sur les pentes de l'Everest, dont quatre ce week-end.

22 mai 2017, 22:24
Les flancs de l'Everest ont été meurtriers en ce mois d'avril.

 Deux nouveaux décès ont été signalés lundi sur les flancs de l'Everest, allongeant la liste des disparitions à six depuis la fin avril, a-t-on appris auprès de responsables népalais. Il s'agit d'un Australien âgé de 54 ans et d'un Slovaque de 48 ans.

Tous deux sont morts dimanche alors qu'ils évoluaient dans la "zone de la mort", à des altitudes supérieures à 8000 mètres où la raréfaction de l'oxygène et le froid rendent la survie précaire.

Navin Trital, de la compagnie Expedition Himalaya, qui coordonne la logistique pour les alpinistes, a précisé que l'Australien avait été pris d'un malaise sur le versant tibétain de l'Everest, à 8300 mètres d'altitude. Il a succombé lors de son évacuation vers le camp de base.

Le Slovaque est mort alors qu'il évoluait à 8400 mètres d'altitude sur le versant népalais du plus haut sommet du monde.

Deux autres décès avaient été signalés dimanche, un Américain et un Indien.

Rôle de l'altitude

S'ajoutent à cela les disparitions fin avril du Bernois Ueli Steck (40 ans), himalayiste réputé qui se préparait à une expédition sur l'Everest, ainsi que d'un Népalais octogénaire qui tentait de redevenir le grimpeur le plus âgé au sommet de l'Everest.

Ces décès peuvent s'expliquer par une mauvaise météo et des vents forts, principalement cette année. Mais pour le blogueur américain Alan Arnette, spécialiste de l'alpinisme, la météo n'est pas en cause. "Il y a eu des morts sur les deux versants de l'Everest. Même si peu de détails sont disponibles, il semble que cela soit associé à l'altitude et non au temps", a-t-il écrit.

Selon le blogueur, il y a une forme d'irresponsabilité chez certains alpinistes. Et Arnette rappelle qu'il faut faire demi-tour dès l'apparition des premiers signes de faiblesse. "Cela est connu de tous, mais suivi par bien peu."