Naufrage du ferry en Corée du Sud: le bilan humain s'alourdit à 25 morts

Sur les 475 personnes qui avaient pris place à bord du Sewol en Corée du Sud, 179 ont été secourues et 271 étaient toujours portées disparues à la reprise des recherches vendredi matin.
18 avr. 2014, 06:46
South Korean Coast Guard officers try to search missing passengers aboard the Sewol ferry in the water off the southern coast near Jindo, South Korea, Friday, April 18, 2014. The captain of the doomed ferry delayed evacuation for half an hour after a South Korean transportation official ordered preparations to abandon ship, raising more questions about whether quick action could have saved scores of passengers still missing Friday and feared dead, according to a transcript of the ship-to-shore exchange and interviews with a crewmember. (AP Photo/Yonhap)  KOREA OUT

Le bilan du chavirage d'un ferry au large de la Corée du Sud a continué à s'alourdir vendredi et les secours, qui ont repêché 25 corps, ont peu d'espoir de retrouver des survivants dans la coque retournée. Ils n'ont toujours pas pu y pénétrer en raison des courants violents et de l'eau trouble.

Sur les 475 personnes qui avaient pris place à bord du Sewol à destination de l'île de Jeju, 179 ont été secourues saines et sauves et 271 étaient toujours portées disparues à la reprise des recherches vendredi matin. Après deux jours d'efforts infructueux des plongeurs, les autorités sud-coréennes prévoyaient d'envoyer un petit sous-marin sans équipage explorer l'épave.

"Les chances de trouver des gens là-dedans ne sont pas totalement nulles", a déclaré David Jardine-Smith, secrétaire de la Fédération internationale de secours maritime. "Mais il y a beaucoup de courant et de limon en suspension dans l'eau, ce qui fait que la visibilité est nulle et que les plongeurs tournent en rond."

Un subalterne à la barre

L'enquête sur l'origine du drame se poursuivait parallèlement avec l'interrogatoire du capitaine du ferry. Selon les garde-côtes, les enquêteurs étudient trois hypothèses: une erreur de navigation, un problème d'arrimage des marchandises ou un problème structurel du ferry vieux de 20 ans.

Le ferry était dirigé par un officier subalterne et non par le capitaine au moment de l'accident, a indiqué vendredi la justice. "C'était le 3e lieutenant (et non le capitaine) qui était à la barre lorsque l'accident s'est produit", a déclaré le procureur général, Park Jae-Eok, lors d'une conférence de presse.

Le capitaine Lee Joon-Seok, violemment critiqué par les proches des disparus pour avoir quitté le navire alors que des centaines de passagers se sont retrouvés piégés, était "à l'arrière", a ajouté le procureur, sans donner d'autres détails.

Grand bruit

Les causes de l'accident ne sont pas connues. De nombreux passagers disent avoir entendu un grand bruit après lequel le ferry s'est soudainement arrêté, ce qui pourrait signifier que le navire a heurté le fond ou percuté un objet immergé.

Des experts évoquent aussi la possibilité que la cargaison du ferry, qui transportait 150 véhicules, se soit déplacée, déséquilibrant irrémédiablement le navire.

Le capitaine a affirmé qu'il n'avait pas heurté un rocher. Entouré d'équipes de télévision dans les bureaux des garde-côtes, il a présenté jeudi ses excuses. "Je suis vraiment désolé pour les passagers, les victimes et les familles", a-t-il déclaré. Les parents des lycéens accusent d'incompétence le gouvernement, les secours et l'équipage du bateau.

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