Les otages d'Arlit de retour en France mercredi

Les quatre otages français enlevés au Niger en 2010 et libérés mardi au Mali, seront de retour en France mercredi en fin de matinée.
30 oct. 2013, 07:49
Les otages ont été accueillis à l'aéroport de Niamey par le président nigérien Mahamadou Issoufou, accompagné de Laurent Fabius et du ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian.

Les quatre français retenus en otages au Sahel depuis plus de trois ans et libérés mardi au Mal, ont quitté Niamey mercredi vers 7 heures et sont attendus en France aux alentours de 11 heures. Ils atterriront à l'aéroport de Villacoublay, près de Paris, où ils seront accueillis par le président de la République François Hollande selon une information relayée par les médias hexagonaux .

Selon des correspondants sur place, les désormais ex-otages sont apparus amaigris mais semblaient être en bonne santé. Ils ont été libérés suite à une opération menée par les autorités nigériennes et ont été accueillis dans un salon d'honneur de l'aéroport de Niamey par le président nigérien Mahamadou Issoufou, accompagné de Laurent Fabius et du ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian.

Les images de BFMTV:

"Ca a été très difficile mais c'est une épreuve de la vie", a déclaré l'un des otages, Thierry Dol, 32 ans, veste verte et turban bleu, portant une barbe noire fournie.

Le ministre français de la Défense a assuré qu'il n'y a avait eu ni "assaut" ni "rançon" pour libérer les Français: "Il n'y a pas eu d'assaut. Il y a eu une initiative prise par les réseaux du président (nigérien Mahamadou) Issoufou qui a permis une libération sans heurts", a-t-il confié à la chaîne de télévision "TF1".

Les Français Pierre Legrand, Thierry Dol, Marc Féret et Daniel Larribe avaient été enlevés en septembre 2010 à Arlit, sur un site d'extraction d'uranium du Niger appartenant à Areva.

Après ces libérations, sept Français sont toujours détenus de par le monde: deux au Sahel, un au Nigeria, quatre en Syrie. "Je pense à ces sept otages", a affirmé M. Hollande, "je leur dis ce message simple et bref: ne perdez pas espoir, ne perdez jamais espoir, la République est là toujours solidaire".