Le tout-terrain lunaire chinois est en panne, les réseaux sociaux frémissent

Envoyée mi-décembre sur la Lune, un véhicule télécommandé chinois rencontre de gros problèmes techniques. Ce qui provoque l'émoi de tout un pays qui se rêve en première nation asiatique à envoyer un homme sur notre satellite.

28 janv. 2014, 08:36
La sonde lunaire chinoise Chang'e-3, lancée en décembre 2013, rencontre des difficultés techniques et toute la Chine retient son souffle.

Les réseaux sociaux chinois étaient inondés lundi de messages d'inquiétude et de voeux de rétablissement pour le véhicule téléguidé chinois sur la Lune, qui a rencontré une anomalie mécanique. Pékin rêve d'être le premier pays asiatique à envoyer un homme sur le satellite terrestre.

"Lapinou, nous prions pour toi", a confié un internaute, en référence au nom officiel de l'engin lunaire: le "Lapin de jade". "J'espère que tu vas ressusciter", a souhaité un autre anonyme, en soulignant la "grande beauté", mais aussi les "grosses difficultés" de l'exploration spatiale. "Adieu la Terre", "Adieu les humains", ont écrit d'autres internautes, en imaginant un message posthume de l'engin spatial, envoyé de l'au-delà.

L'"environnement compliqué" de la Lune

L'agence de presse Chine nouvelle a annoncé samedi que l'engin tout-terrain à six roues, bourré d'électronique, avait rencontré un problème mécanique causé par "l'environnement compliqué de la surface de la Lune". Les scientifiques chinois "oeuvrent à réparer" le véhicule, a précisé l'agence officielle, sans plus de détails, en citant l'administration d'Etat pour la Science, la Technologie et l'Industrie de la Défense nationale.

La Chine est devenue mi-décembre la troisième nation mondiale à réussir un alunissage en douceur, avec sa sonde spatiale Chang'e-3 qui a déposé sur le satellite de la Terre ce véhicule d'exploration.

Cet exploit technologique a marqué une étape importante dans l'ambitieux programme spatial de la Chine. Le "Lapin de jade" est chargé d'effectuer des analyses scientifiques, notamment géologiques. Il était prévu qu'il soit opérationnel trois mois, pendant lesquels il devait se déplacer à une vitesse maximale de 200 mètres par heure.