France: un "convoi mortuaire" de ruches pour dénoncer l'utilisation de pesticides qui tuent des milliers d'abeilles

Lundi, des apiculteurs bretons ont entamé un "convoi mortuaire" de ruches mortes. Ils s'inquiètent du sort de leurs abeilles, qui seraient décimées par des pesticides nocifs, selon eux.

01 mai 2018, 06:59
Au moins 20'000 colonies sont mortes en Bretagne cet hiver, selon les apiculteurs bretons.

Des apiculteurs français ont entamé lundi un "convoi mortuaire" de ruches mortes dans l'ouest de la France pour dénoncer "l'utilisation de pesticides nocifs aux abeilles en agriculture". Au moins 20'000 colonies sont mortes en Bretagne cet hiver, selon eux.

"Une véritable hécatombe comme on n'en a jamais connu", ajoute un communiqué du syndicat des apiculteurs professionnels de Bretagne.

Partis du Faouët lundi, les apiculteurs feront étape les jours suivants dans plusieurs communes jusqu'à leur arrivée dans la ville de Rennes, vendredi.

 

 

"Des ruchers entiers, très beaux à l'automne, sont aujourd'hui particulièrement décimés. Les pertes sont particulièrement élevées dans le centre-Bretagne", constate le syndicat des apiculteurs de Bretagne.

Un observatoire des mortalités et des affaiblissements de l'abeille mellifère (OMAA), financé par l'Etat français, a été mis en place en région Bretagne et Pays de la Loire, à titre expérimental, jusqu'au 31 juillet 2019. Il a pour but de "mieux recenser les événements de santé observés dans les ruchers de la région".

 

 

Selon le syndicat, l'interdiction prochaine, décidée la semaine dernière par la Commission européenne, de trois néonicotinoïdes "est une bonne nouvelle", mais reste "très insuffisante". "Ces trois produits étaient déjà soumis à un moratoire en France sur certaines cultures et certains agriculteurs les avaient déjà remplacés par un autre néonicotinoïde qui reste autorisé par l'Europe".