Brésil: les employés du métro de Rio menacent eux aussi de faire grève

Les employés du métro de Rio de Janeiro pourraient eux aussi se mettre en grève mercredi, à 24 heures du début du Mondial de football. Une opération similaire menée à São Paulo avait provoqué le chaos pendant cinq jours.

11 juin 2014, 06:52
Le métro de Rio de Janeiro transporte 800'000 usagers par jour.

Au lendemain d'un mouvement similaire à São Paulo, les employés du métro de Rio de Janeiro qui transporte 800'000 usagers par jour ont menacé de faire grève mercredi. Leur débrayage interviendrait 24 heures avant le coup d'envoi du Mondial de football au Brésil.

"Nous prévenons la population qu'il pourrait y avoir grève, nous allons tout faire pour l'éviter, nous ne voulons pas la grève. Mais la direction ne peut pas être intransigeante", a déclaré à l'AFP le leader syndical Sebastiao Batista Albuquerque.

Une grève du métro à São Paulo a provoqué le chaos pendant cinq jours, dans la capitale financière du Brésil de 20 millions d'habitants, provoquant des embouteillages record s'étirant jusqu'à 270 kilomètres.

Celle-ci a été suspendue lundi soir, mais les travailleurs menacent de la reprendre jeudi, jour du match inaugural Brésil-Croatie dans la ville, s'ils n'obtiennent pas la réintégration de 42 grévistes licenciés mardi pour "juste cause".

La décision sur une éventuelle grève du métro de Rio sera mise au vote lors d'une réunion ce mardi à 18h00 (23h en Suisse). Si approuvée, la grève pourrait démarrer à minuit.

Le syndicat réclame une augmentation de salaires de 22 à 23% et la baisse du ticket de métro qui "à 3,50 reais (1,15 euros) est le plus cher du pays". "Une commission est réunie avec la direction de l'entreprise pour discuter des revendications", a précisé Albuquerque.

Fin d'un mouvement

Quant au Mouvement des travailleurs sans-toit (MTST), qui revendique des logements sociaux et a organisé plusieurs manifestations contre le Mondial au cours des derniers mois, il s'est engagé à mettre fin aux protestations après avoir négocié avec le gouvernement la construction de maisons.

Le MTST, le bras urbain du Mouvement des paysans sans-terre, a négocié lundi soir avec le secrétaire général de la République, Gilberto Carvalho. Il a réussi à obtenir des facilités d'accès au programme de construction de logements populaires "Ma maison, Ma vie" du gouvernement brésilien.

Le mouvement à obtenu également que le gouvernement de l'Etat de São Paulo et les autorités de Brasilia s'engagent à construire des maisons populaires sur le terrain que le MTST avait occupé illégalement début mai dans la mégapole du Brésil, qui compte 20 millions d'habitants avec la proche banlieue.