Vers une extension de la 4G en Europe

L'extension des réseaux de téléphonie mobile 4G doit aller plus vite en Europe. C'est le souhait de la commissaire européenne chargée des Nouvelles technologies, qui craint que certains pays ne deviennent des secondes zones.

25 juil. 2013, 13:32
La 4G se développe trop lentement sur le réseau européen.

La commissaire européenne chargée des Nouvelles technologies, Neelie Kroes, a une nouvelle fois exhorté les Etats européens à accélérer le déploiement des réseaux de téléphonie mobile 4G. Le retard empêche les citoyens d'utiliser pleinement leurs téléphones et tablettes, selon elle.

Les trois quarts des Européens n'ont pas d'accès à la 4G, qui n'est pratiquement pas accessible en dehors des principales agglomérations. Une telle situation risque d'ailleurs de poser problème aussi aux citadins qui partent en vacances avec leurs appareils mobiles, relève Bruxelles.

Les services de Mme Kroes rappellent en outre que trois pays européens n'ont pas du tout de réseau 4G (Irlande, Chypre et Malte), et que l'Europe ne compte que pour 5% des connexions et abonnements à la 4G au niveau mondial.

Citoyens de seconde zone

"Ce n'est pas une manière de gérer une économie. Cela veut dire aussi que les Européens qui vivent dans des zones rurales et ceux qui y passent leurs vacances sont considérés comme des citoyens de seconde zone", estime Mme Kroes dans un communiqué diffusé jeudi. "Peu importe l'endroit où l'on se trouve, quand on a payé pour un appareil mobile et un abonnement, cela devrait fonctionner", insiste-t-elle.

Mme Kroes monte régulièrement au créneau pour pousser les pays de l'UE à accélérer le déploiement de la 4G, en insistant sur le retard pris par rapport à des pays comme la Corée du Sud, le Japon et les Etats-Unis.

Cette semaine, elle a décidé "avec réticence" d'accorder des délais à neuf pays européens sur quatorze pour la libération de la bande de fréquence 800 mégahertz afin qu'elle puisse servir à la 4G. Les pays de l'UE auraient dû mettre cette bande de fréquence à disposition des services Internet à haut débit sans fil à partir du 1er janvier 2013. Onze l'ont fait, dont la France.

Les dérogations accordées "sont une concession pragmatique, mais c'est la dernière", assure Mme Kroes, selon laquelle "chaque retard nuit à l'économie et frustre les citoyens".