France: un restaurateur bannit les banquiers de son établissement

Après s'être fait refuser un crédit pour lancer une nouvelle affaire, le propriétaire d'un restaurant français a banni les banquiers de son établissement. Le coup de gueule de cet entrepreneur a fait le tour de la toile. Il reçoit depuis des appels des quatre coins du monde, et même des propositions de financement.

18 févr. 2016, 13:37
/ Màj. le 18 févr. 2016 à 14:55
L'ardoise provocante a fait le tour de la Toile.

En Île-de-France, l'ardoise d'entrée du restaurant gastronomique "Ecuries de Richelieu" affichait cette semaine:  "Chiens acceptés, banquiers interdits (sauf droits d'entrée de 70'000 euros)". Cette formule provocante fait éclater au grand jour le raz-le-bol du propriétaire des lieux.

À 30 ans, Alexandre Callet tient déjà une entreprise florissante qu'il a lancée non sans embûches. "J'ai dû essuyer une vingtaine de refus avant d'obtenir un crédit", raconte le restaurateur au Figaro. Lorsqu'en 2015, sa rentabilité est au plus haut, il décide de lancer une seconde affaire.

 

70'000 euros (env. 77'000 francs) est le crédit qu'il demande à plusieurs établissements bancaires. "Cela n'aurait dû être qu'une formalité, puisque mes crédits sont totalement remboursés et le restaurant génère une excellente marge", pensait Alexandre Callet, à tord. Une seule banque lui répond par la négative, et sans donner de raisons.

Le restaurateur, en colère, scande qu'il faut se "mettre à quatre pattes pour obtenir un crédit" et que les "banquiers ne font pas leur métier."

 

 

Contacté par une banque qatarie

À peine l'histoire de son ardoise provocante publiée, l'entrepreneur raconte au Figaro qu'il a reçu de nombreux appels de soutien. France, Belgique, Angleterre, Russie, les restaurateurs se sont montrés solidaires avec Alexandre Callet. Il a même reçu les excuses de banquiers.

"Un directeur d'agence est venu s'excuser au restaurant ce matin, visiblement très gêné. Je ne pensais pas que mon initiative aurait un tel impact", s'étonne le jeune homme.

Il a ainsi même été contacté par une banque du Qatar lui proposant de financer sa seconde affaire. "Je ne veux plus travailler avec les banquiers, martèle Alexandre Callet. J'attends de voir ce que l'avenir me réserve".