Courrier des lecteurs

30.04.2019Un mécanisme de durcissement tous les 5 ans, qui commence déjà l’année prochaine, le 14 septembre 2020

Les partisans du durcissement de la loi sur les armes martèlent qu’il s’agit d’un compromis acceptable, que nous avons obtenu une exception pour nos soldats, que les tireurs sportifs ne sont quasiment pas concernés et qu’en réalité, cette loi ne changerait rien. On pourrait prendre chaque situation une après l’autre, mais il faudrait en faire un exposé de plusieurs pages.

Cette affirmation («au final rien ne change») est d’autant plus fausse que la directive contient un mécanisme d’adaptation automatique de la loi avec un premier durcissement qui arrive le 14 septembre 2020 déjà puis tous les 5 ans (le fameux article 17).

Autrement dit dans une année et demie, nous saurons déjà quelles modifications la Suisse devra reprendre. Et il s’agira de nouveaux durcissements car l’objectif principal de l’UE est de lutter contre le terrorisme. Or les terroristes utilisent presque exclusivement des armes issues du marché noir qui sont donc illégales. Ils ne seront donc en aucun cas touchés par cette loi qui ne va en rien réduire la criminalité. S’en suivront donc des durcissements progressifs jusqu’à ce que l’accès aux armes soit purement et simplement interdit pour les citoyens: chasseurs, collectionneurs, citoyen soldats, tireurs sportifs, tous sont concernés.

Ça n’est pas un fantasme, la commission européenne a déjà annoncé qu’elle entendait interdire totalement les armes semi-automatiques (y compris les armes d’ordonnance) et introduire des tests psychologiques et médicaux pour tous les possesseurs d’armes.

La Suisse serait obligée de faire recours via un référendum à chaque durcissement de la loi, alors que ceux-ci s’appliqueraient automatiquement en cas d’acceptation de cette directive. Ce mécanisme de durcissement automatique est un point fondamental de cette directive et il va à l’encontre de notre système politique, de nos droits et de notre Constitution. 

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