Cantonales 2021: le pinard de Reynard, «on vous jure, on était cinq» et le politicien clandestin, les perles de la campagne sur les réseaux (épisode 18)

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Chronique Cette année, en raison de la crise sanitaire, la campagne pour les élections cantonales valaisannes se jouera aussi et peut-être plus que d’habitude sur les réseaux sociaux. Nous la suivons pour vous… Et c’est croustillant. Voici le 18e épisode de nos perles de campagne.

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«On vous jure, on était cinq»

Cette campagne n’est décidément pas avare en perles. Cette semaine, Christophe Darbellay et Serge Gaudin étaient en campagne à Savièse. (Oui, oui, ensemble.) Et ils ont pu déguster une belle raclette avec en entrée une assiette valaisanne, un bouillon et du flon aux pommes en dessert. (Nous aussi on en veut une part.)

De bons moments partagés en compagnie du président de Savièse Sylvain Dumoulin, diffusés sur les réseaux sociaux. «On ne doit rendre de compte à personne, on était cinq», indique le commentaire accompagnant la photo (prise après le repas, la satiété se lit sur les visages).

Cinq, vraiment? Ce n’est pas tout à fait ce que dit le reflet dans la télé. On y voit le photographe et une sixième personne. Plusieurs internautes l’ont d’ailleurs fait remarquer. De notre côté, pas question de faire la police mais la photo reste cocasse. «Certains rusés en mal de buzz ont mis en doute ma parole à cause d’un écran de télévision qui ne reflétait je ne sais quelles ombres inconnues de moi», plaide celle qui a publié la photo. Elle a retiré sa publication sur Facebook. Mais, depuis, WhatsApp a largement pris le relais.
Bon... Au moins, ils n’étaient pas au resto.

 

 

Un client clandestin qui nous rappelle quelqu’un

Dans un sujet de la RTS consacré aux restaurants et bistrots clandestins, on a cru reconnaître la voix de quelqu’un. Le journaliste a interviewé plusieurs restaurateurs qui accueillent des clients malgré les restrictions sanitaires et donné la parole à des clients de ces gueuletons prohibés. «On n’est pas non plus dans l’histoire de la poignée de main secrète ou du nombre de coups à frapper sur une porte», dit le client de sa voix de basse. Ce dernier assure manger deux à trois fois par semaine au restaurant en ce moment.

Malgré la tentative de modifier sa voix, ce dernier possède une intonation inimitable qui nous a tout de suite fait penser à un politicien valaisan. Non? (on vous laisse écouter l’extrait du sujet original c’est à partir de 2 minutes). Ou ci-dessous le short de la RTS vers 2 minutes également.

Pour en avoir le cœur net, on a voulu vérifier en appelant ce mercredi soir cet élu du Grand Conseil. Mais au téléphone, il nous a répondu (avec un brin de malice) ne pas avoir le temps de nous parler, il était en retard… Pour manger.

 

 

Le PLR et le PS difficiles à suivre?

Le «Bout’Rions», journal de Carnaval montheysan, profite des élections cantonales pour jouer les prolongations. Comme avec cette image qui résume le changement de paradigme entre les campagnes cantonales de 2017 et 2021. A l’époque, le PS et le PLR voulaient se débarrasser d’un UDC, cette fois ils veulent en élire un pour barrer la route à trois PDC.

 

 

Le beau tableau de Frédéric Favre

Le candidat PLR à sa réélection était en live Facebook jeudi soir pendant une heure. Pour bien commencer la journée, on a décidé d’écouter ce que Frédéric Favre avait à dire «sur les enjeux du second tour». On espérait du croustillant, de la révélation, des contradicteurs parmi les internautes, des questions piquantes de l’animatrice mais finalement… rien. Un peu comme dans chaque interview dans cette campagne le candidat PLR n’a pas dit grand-chose. Sur plusieurs sujets, il garde sa position pour le collège du Conseil d’Etat. On vous met quand même le lien pour admirer le joli tableau derrière Frédéric Favre. Sa tête gêne un peu mais on se demande si ce n’est pas le Haut de Cry?

 

 

Reynard, jamais sans son pinard

La socialiste Ada Marra a révélé les dessous du pupitre de son voisin au Parlement fédéral. «Un bureau. Trois bouteilles», commente la conseillère nationale. La topette du centre et son étiquette lèvent tout doute raisonnable quant à l’identité de ce parlementaire. Il s’agit d’une bouteille de pinot noir de la production familiale de Mathias Reynard.

 

 

Le candidat au Conseil d’Etat s’engage visiblement jusqu’au bout sous la Coupole pour écouler quelques litres de la production de vin local et au passage renforcer le cliché du Valaisan qui ne crache pas dans le verre. Il semble s’être taillé une solide réputation. «Je plaide coupable et je suis consterné par cette réputation qui me poursuit alors que j’adore l’eau plate.»

Sur Twitter, en pleine campagne électorale, on trouve même un parlementaire affirmant que s’il n’y a pas de chasselas vaudois sous le pupitre de l’élu saviésan, c’est qu’elle a déjà été bue. Le coup est rude…

 


Un soutien inattendu pour Serge Gaudin

La voix du WWF Valais, Marie-Thérèse Sangra (élue verte au législatif de Lausanne) apporte son soutien à Serge Gaudin. «Il faut lui donner sa chance!» écrit-elle dans un commentaire d’un post du député vert Emmanuel Revaz sur Facebook.

A lire les commentaires de ce post, on constate que les Verts sont divisés entre ceux qui veulent une formule gouvernementale représentative (2-1-1-1) et ceux qui préfèrent voter pour les candidats les plus en phase avec leurs idées, quelle que soit leur couleur politique. Dans le deuxième camp, un soutien à l’UDC Franz Ruppen, très éloigné des préoccupations des Verts, paraît difficile.

Cette division tactique des écologistes se lit aussi dans le fait que le parti cantonal a refusé de signer l’appel du 28 mars en faveur de la formule 2-1-1-1, alors que les jeunes Verts l’approuvent.

 

 

Tout cela fait dire à l’ancienne candidate au premier tour, la députée verte Magali Di Marco que pour le deuxième tour, les compétences des candidats ne comptent guère. «On préférera s’indigner de la suprématie d’un seul parti et élire n’importe qui pourvu qu’il ne soit pas PDC.»

 

 

Clin d’œil à nos lecteurs

Les premiers épisodes de ce journal de campagne nous ont montré que les lecteurs réagissent de cette manière:

  • Lorsque l’on parle du parti X, les adeptes des autres partis estiment que nous en faisons beaucoup pour le parti X, sous-entendu qu’on lui fait de la pub.
  • Par contre, les membres du parti X estiment que nous trouvons toujours quelque chose à critiquer chez eux et pas chez les autres.

Idem, évidemment, lorsque nous parlons du parti Y ou Z. A méditer.

Cet article est publié dans le dossier Elections cantonales 2021. Retrouvez tous les articles de la campagne pour le Conseil d’Etat, les interviews des candidat.e.s, les temps forts de ces élections et les résultats.

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