Le terroir valaisan

Saint-Luc: l’hôtel Bella Tola offre un séjour dans l'histoire

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Histoire d'un lieu Ce 4 étoiles accueille des hôtes à Saint-Luc depuis 1859. Ressourcez-vous dans le XIXe siècle en dégustant un petit déjeuner dans un salon dont le plafond orné d’un ciel bleu a été peint par Raphaël Ritz.

 22.05.2021, 20:00
L'hôtel a été édifié par la famille Pont. Les propriétaires actuels le gèrent depuis plus d'un quart de siècle.

Une authentique Lady anglaise appréciait tellement l’hôtel Bella Tola que son souhait le plus cher était d’y vivre ses derniers jours. Aujourd’hui, ses enfants et ses petits-enfants fréquentent toujours cet établissement situé à l’entrée du village de Saint-Luc.

Sa clientèle lui est en effet fidèle. Les propriétaires ont su conserver le charme du XIXe siècle, agrémenté de notes actuelles pimpantes. «C’est un musée dans l’air du temps, nous sommes les gardiens de ce patrimoine», témoigne Anne-Françoise Buchs, propriétaire de l’établissement avec son mari Claude.

Deux prix décernés

Leurs efforts constants ont d’ailleurs été récompensés puisque l’ensemble vient d’être classé monument historique par le canton du Valais. L’organisme ICOMOS leur a aussi attribué en 2001 la mention d’Hôtel historique de l’année. Il y a quatre ans, c’est le prix des hôtels historiques qui lui a été décerné par Patrimoine Suisse, section Valais.

Derrière l’élégante façade blanche aux célèbres volets bleu ciel, c’est tout un monde qui s’ouvre, unique et particulier. 

Un peu comme un livre d’images qu’on feuillette toujours avec émotion. Dans les trente chambres, chaque détail a été peaufiné. Le petit déjeuner est servi dans le salon Vallet. Boiseries et parquet d’époque sont ornés d’un plafond peint par Raphaël Ritz. Les eaux-fortes d’Edouard Vallet complètent le volet artistique.

Le premier étage comprend plusieurs salons. © DR

Il fait bon échapper aux préoccupations quotidiennes au cœur d’un boudoir dans lequel siège un poêle en faïence. Un endroit idéal pour contempler la Couronne impériale des quatre mille qui forme un tableau naturel.

Secrets d’initiés

 A l’heure du goûter, au milieu des boiseries ancestrales, se déguste la réputée tarte tatin dont la recette a résisté au défilé des saisons. Les hôtes qui rejoignent le quatrième étage, après avoir apprécié une tisane à la menthe fraîche, sont loin de s’imaginer qu’à quelques mètres, un petit trésor d’antan était dissimulé il n’y a pas si longtemps.

 

Chacune des chambres offre confort et authenticité. © DR

«Lorsque nous avons entrepris des travaux de rénovation, nous avons trouvé dans l’un des murs des cartes postales, des photographies, des lettres, une bouteille de champagne et même des médicaments contre le goître.»

Les Buchs ont mis en lumière ces témoins d’autrefois. Et ils ont caché derrière les plafonds des documents du IIIe millénaire. «Nous avons rangé dans une caisse des exemplaires du “Nouvelliste” et des e-mails.»

Ce clin d’œil s’inscrit toujours dans le domaine de la transmission. Une transmission à l’ordre du jour puisque le couple a passé le flambeau de l’exploitation à la jeune génération.

La vinothérapie au SPA

 Là-haut, dans la station des étoiles, un centre de bien-être plonge encore les clients dans un bain de tradition. C’est l’un des symboles séculaires du Valais qui a été sélectionné pour des soins à l’élégant SPA. Le raisin était connu en cosmétologie déjà au XVIIe siècle. «A la cour de Louis XIV, il était à la mode de s’appliquer du vin vieilli sur le visage pour donner au teint de l’éclat.»

A 1652 mètres, la félicité passe par un rituel Bacchus comprenant exfoliation au marc de raisin, enveloppement corporel à la lie de pinot noir et massage à l’huile de pépins. Après cette cure de jouvence, se lover dans un fauteuil où tant de bribes d’existences ont été contées est un vrai bonheur. 

 

Une chambre sur roues en été

 

Les Buchs ont déjà innové en proposant durant la belle saison des séjours dans un mayen, symbole de la transhumance d’autrefois. Dans cette petite construction aux madriers dorés par le soleil, les vacanciers peuvent conjuguer sérénité et tranquillité. Une autre chambre très originale a été aménagée dans un campingcar VW Karmann de 1978. Elle sera disponible dès le mois de juin.

«C’est une idée qu’on a eue l’an dernier pendant le confinement, on avait envie de concrétiser de nouveaux projets.» Le véhicule joliment décoré avec du mobilier d’époque pourra être réservé par les estivants séjournant durant plusieurs jours à l’hôtel.

Les nostalgiques pourront prendre le volant, les victuailles proposées et partir à la découverte du val d’Anniviers. «Nous leur fournirons des itinéraires, ils pourront passer par exemple une nuit au Barrage de Moiry ou sur le plat de Zinal

 

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