19.11.2013, 18:12

André Filippini, l'homme de l'affaire Savro, est décédé

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André Filippini est décédé mardi.

 19.11.2013, 18:12 André Filippini, l'homme de l'affaire Savro, est décédé

Par Jean-Yves GABBUD

Nécrologie André Filippini est décédé mardi. Il a été le patron de l'entreprise Savro, celle qui a été à l'origine de la plus grosse affaire judiciaire qui a secoué le Valais.

L’ancien patron de l'entreprise Savro, André Filippini est décédé mardi, quelques jours après être entré dans sa nonantième année.

Wikipedia a retenu d’André Filippini qu’il a été médaillé de bronze aux Jeux olympiques d’Oslo de 1952, en bob, et que ce promoteur immobilier, un des hommes les plus influents du Valais des années 1970,  a été président du Fc Sion de 1971 à 1977.

L’homme de l’affaire Savro

Dans la mémoire collective valaisanne, le nom d’André Filippini est lié à l’entreprise Savro et, surtout, à l’affaire Savro. Voici ce qu’en écrivent trois journalistes de la «Tribune de Genève», dont Dominique von Burg, dans le livre «Le Valais malade de la savrose», paru en 1978: «Le 18 août 1977. On apprend qu’une malversation a été commise au préjudice de l’Etat du Valais. A la fin du mois, André Filippini, PDG de l’entreprise Savro, président du FC Sion encore cet été-là, est arrêté. C’est le début d’une histoire qui va mettre le Valais sens dessus dessous.»

A cette époque, André Filippini, fils d’un immigré italien, est l’une des personnalités les plus puissantes du Valais. Pas seulement parce que «son» FC Sion a remporté la coupe suisse en 1974. Son entreprise Savro occupe 700 personnes et réalise jusqu’à 25 millions de chiffre d’affaires. Il a également créé plusieurs sociétés, en Suisse, mais aussi à l’étranger, notamment au Maroc. En 1972, la TSR lui consacre une émission intitulée «L’homme du boom».

En 2005, il fait à nouveau parler de lui en publiant un livre, en collaboration avec Romaine Mudry-Discours, dont le titre est «Le Tourbillon de ma vie». A cette occasion, il rencontre la presse et présente sa version de l’affaire qui a bouleversé sa vie et son canton: «L’affaire Savro? C’est 600 000 francs qui ont été touchés par un fonctionnaire de L’Etat. J’ai cédé au chantage d’un fonctionnaire de l’Etat après avoir résisté très longtemps. Je ne voulais pas, mais, ça devenait difficile, l’économie n’était plus aussi florissante. Je devais conserver les emplois.»


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