13.01.2018, 00:01

Facebook: plus d’amis et… moins d’infos?

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Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, veut r éformer  son système.

 13.01.2018, 00:01 Facebook: plus d’amis et… moins d’infos?

Par CHLOÉ WOITIER

FACEBOOK Mark Zuckerberg a annoncé une refonte d’ampleur du fil d’actualité de son réseau social qui touchera les pages publiques.

Facebook chamboule son fil d’actualité. Le réseau social a annoncé une refonte majeure de ce flux d’informations, consulté par plus de deux milliards de personnes dans le monde. D’ici à quelques mois, les contenus publiés par les amis et la famille seront largement favorisés par rapport aux posts issus de pages publiques, comme celles des marques, des médias et...

Facebook chamboule son fil d’actualité. Le réseau social a annoncé une refonte majeure de ce flux d’informations, consulté par plus de deux milliards de personnes dans le monde. D’ici à quelques mois, les contenus publiés par les amis et la famille seront largement favorisés par rapport aux posts issus de pages publiques, comme celles des marques, des médias et des personnalités.

«Puisqu’il y a désormais plus de contenus et de vidéos créés par les marques que de posts publiés par vos amis, le fil d’actualité s’est détourné du plus important pour vous», explique Mark Zuckerberg dans un message public. Fini, donc, les annonces de fiançailles noyées au milieu de myriades de vidéos de cuisine. Facebook entend redevenir un réseau véritablement social.

Axé sur les «amis»

«Les pages publiques verront leur portée se réduire, tout comme le nombre de clics vers leurs sites», prévient Adam Mosseri, directeur chargé du fil d’actualité. Mais il ne s’agit pas de les éliminer totalement du fil principal, comme l’avait testé Facebook dans six pays à l’automne 2017. «Les posts qui génèrent de la conversation, comme les vidéos en direct, seront favorisés. Mais nous n’encouragerons pas les pièges à likes», ces contenus médiocres qui poussent aux réactions grâce à leurs titres outranciers ou trompeurs. «Les commentaires et les partages auront désormais plus de poids que les likes», précise Campbell Brown, directrice des partenariats avec les médias.

La réforme du fil d’actualité est aussi une manière de répondre à la polémique autour des «fake news» (informations délibérément fausses ou truquées). Se recentrer sur les photos de famille plutôt que sur les publications mensongères issues de pages obscures est une manière de s’attaquer au problème en amont.

Facebook est conscient que ces changements entraîneront une baisse du temps passé sur le site. «Mais ce temps sera mieux utilisé», promet Mark Zuckerberg. L’annonce a été accueillie fraîchement en Bourse, avec une baisse de 4,48% du titre à l’ouverture de Wall Street.

Médias de moins en moins visibles

La nouvelle est préoccupante pour les médias qui ont misé sur Facebook pour bâtir leurs audiences. Les Melty, Brut, Démotivateur ou Konbini seront bien moins visibles qu’auparavant, bien que «les contenus de presse partagés entre amis ne seront pas touchés par ces changements», indique Campbell Brown dans un courriel destiné aux éditeurs. Charge à eux d’élaborer des contenus «engageants», au-delà du simple «j’aime».

Les signaux d’alerte se sont multipliés ces derniers mois, avec une baisse significative de la portée des publications des médias. Ces derniers sont déjà de moins en moins visibles sur les fils d’actualité. La plupart des grands titres ont anticipé le risque de dépendre d’un seul acteur et ont placé leurs œufs dans différents paniers: Apple News, Twitter, Instagram, newsletters et, bien sûr, leurs sites et applications. «Notre portée sur Facebook a diminué, mais pas nos audiences globales», note-t-on au «Figaro».

Faire rayonner

Mais les community managers rivalisent d’imagination pour faire en sorte que leurs médias rayonnent toujours sur les fils d’actualité. Certains, comme le «Washington Post», ont créé des groupes par centres d’intérêt (politique, lecture…), avec une sélection à l’entrée. Avantage, les membres reçoivent une notification à chaque publication.

D’autres songent à inciter leurs journalistes à utiliser leurs comptes personnels, en mode public, pour partager leurs articles et discuter avec les internautes… Le Figaro


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