Deux chercheuses valaisannes de l’Idiap Martigny aident à mieux comprendre la maladie de Stephen Hawking

La connaissance de la maladie SLA – sclérose latérale amyotrophique – connaît une avancée significative grâce aux travaux menés par deux chercheuses de l’institut de recherche Idiap à Martigny.
01 déc. 2021, 15:26
/ Màj. le 02 déc. 2021 à 16:10
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Si tout le monde, ou presque, a entendu parler du célèbre physicien Stephen Hawking, peu de gens connaissent le nom exact de la maladie dont il a souffert durant toute sa vie.

Il s’agit de la sclérose latérale amyotrophique (SLA), une pathologie qui se caractérise par la mort progressive des neurones dits moteurs qui contrôlent les muscles, entraînant une paralysie. A ce jour, malgré les multiples recherches et études dont fait l’objet la SLA, aucun traitement n’existe pour la traiter efficacement.

Une avancée grâce aux chercheuses de l’Idiap

Utilisant la base de données unique, riche de plus de 150 000 images de neurones moteurs, élaborée par l’Institut Francis Crick à Londres, deux chercheuses du groupe de recherche génomique & informatique de la santé à l’Idiap de Martigny ont décrit une méthode d’analyse informatique permettant de classifier ces images et de déterminer si un neurone moteur est atteint ou non.

Comme le précisent les deux chercheuses Raphaëlle Luisier et Colombine Verzat, le modèle développé à l’Idiap utilise l’intelligence artificielle basée sur la technique du deep learning. Cette nouvelle avancée technologique permet d’approfondir la connaissance de la maladie SLA et d’orienter les travaux en laboratoire, toujours dans l’optique de découvrir un traitement.


par Olivier Rausis