France: hommage aux victimes deux jours après une attaque terroriste dans un supermarché

Toute la France est en deuil après l'attaque terroriste qui a fait 4 morts dans le sud du pays. Un hommage a été rendu aux victimes, et notamment le gendarme tombé en "héros".
25 mars 2018, 17:31
/ Màj. le 25 mars 2018 à 17:31
Plusieurs personnes ont déposé des gerbes de fleurs devant le commissariat de police de Carcassonne.

Deux jours après une nouvelle attaque djihadiste dans le sud de la France, le pays se recueillait dimanche à la mémoire des quatre personnes tuées par Radouane Lakdim. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations sur ce délinquant radicalisé.

 

Les photos des quatre victimes s'étalaient à la Une du journal Le Parisien: un retraité, un boucher, un ancien viticulteur et un gendarme. La mort de ce dernier, le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, a suscité une émotion particulière.

Cet officier de gendarmerie de 45 ans devait se marier religieusement en juin. Il est mort en "héros" sous les balles de l'assaillant après s'être livré à la place d'une otage.

 

Population bouleversée

Avant "l'hommage national" qui doit lui être rendu à une date ultérieure, sa mémoire a été saluée par l'évêque de Carcassonne et Narbonne, qui célébrait dimanche à Trèbes une messe en souvenir des victimes. "Une vie donnée ne peut pas être perdue", a souligné Mgr Alain Planet dans une brève homélie.

Après cinq mois d'accalmie, la sanglante prise d'otages à Trèbes, paisible commune de 6'000 habitants à deux pas de la cité médiévale de Carcassonne, est venue rappeler la persistance de la menace des attentats dans le pays. La France a été frappée depuis 2015 par une vague d'attaques qui a fait 245 morts.

"Je suis très triste. Toute la France est malheureuse", confie un peintre carrossier à la retraite venu pour assister à la messe, avec des centaines d'habitants de Trèbes, croyants ou non. Des représentants de la communauté musulmane avaient tenu à s'associer à l'hommage aux victimes. "On trouve pas les mots, on est bouleversés", a déclaré un imam de Carcassonne, Mohamed Belmihoub.