12.09.2017AVS : équité plutôt qu’égalité

Au nom de l’égalité, les femmes devraient atteindre l’âge de la retraite en même temps que les hommes, afin de combler le « trou » de l’AVS. Mais de quelle égalité parlons-nous ?

Bien des femmes travaillent à temps partiel et n’ont donc pas un 2e pilier aussi conséquent que les hommes. Leur salaire, malgré de belles promesses, est encore souvent inférieur à celui de leurs collègues masculins. Au niveau des charges familiales, à part quelques exceptions, la lessive, le ménage, les courses et les repas ne sont pas la tasse de thé des hommes. Au lieu de prôner une égalité impossible – les hommes n’enfanteront jamais les bébés - pourquoi ne pas changer de paradigme et rechercher l’équité ?

Si certains n’hésitent pas à remettre en question l’idée même d’un âge de la retraite, pourquoi ne pas envisager un nombre d’années minimal de cotisation ? Si toute personne devait cotiser 40 années, par exemple, les agriculteurs, les ouvriers, les artisans, toutes ces personnes qui entrent très jeunes dans le monde du travail et pratiquent souvent des tâches éprouvantes physiquement arriveraient à la retraite entre 60 et 65 ans. Les universitaires et autres adeptes des études longues verraient leur carrière se prolonger en conséquence.

Il y a d’autres pistes, d’autres solutions si nous parvenons à penser en dehors de nos habitudes et que nous ne nous laissons pas aveugler par des promesses d’égalité dans un monde qui ne l’est foncièrement pas. Poussons nos politiciens à innover et refusons des solutions qui ne feront que creuser les écarts.

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