NETmundial: le siège de la gestion du web pourrait être à Genève

La question de l'emplacement du futur siège de la gestion d'Internet n'a pas été abordée par les 900 participants au sommet brésilien NETmundial. Pour le chef de la délégation suisse, Genève possède de solides arguments.
25 avr. 2014, 08:15
A rainbow is formed by the famous water fountain (Jet d'eau) in the Geneva's harbour, in Geneva, Switzerland, Monday,  August 12, 2013. (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

Les 900 participants au sommet NETmundial de São Paulo n'ont pas abordé la question de l'attribution du siège du futur organe chargé de surveiller la gestion d'Internet. Genève reste toutefois en bonne position pour l'accueillir, a déclaré le chef de la délégation suisse, Frédéric Riehl.

Washington a indiqué le mois dernier qu'il souhaite entamer d'ici 2015 un transfert de pouvoir de l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), organisme chargé de l'attribution des noms de domaines. L'avenir de cet organisme provoque des convoitises.

Même si le sujet ne figurait pas au menu des discussions lors du NETmundial brésilien, des contacts informels ont été pris avec les autres participants, a précisé à l'ats le chef de la délégation suisse.

Le cadre légal et la neutralité de la Suisse sont un atout, a précisé M. Riehl. Le fait que de nombreuses organisations internationales se trouvent déjà à Genève plaide également en faveur de la cité de Calvin, selon lui.

UIT et OMPI

La ville du bout du lac Léman accueille notamment le siège de l'Union internationale des télécommunications (UIT). Toutefois, selon son secrétaire général Hamadoun Touré, l'UIT n'a pas l'ambition de gérer Internet au niveau mondial.

Genève est aussi le siège du Forum sur la gouvernance de l'Internet et de l'organe d'arbitrage des conflits sur les adresses Internet de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI). LE 8 avril, la ville a par ailleurs lancé, avec le soutien de la Confédération, la Geneva Internet Platform.

Cette plate-forme a pour but d'intensifier la coopération entre tous les acteurs de la gouvernance d'Internet, les organisations internationales, le secteur privé, les gouvernements et la société civile, avait expliqué le directeur de Diplofoundation, Jovan Kurbalija, à l'origine de l'initiative.