Valais: près de 240 caves ouvrent leurs portes de jeudi à samedi

Elles sont chaque année plus nombreuses. De jeudi à samedi, ce sont près de 240 encaveurs du canton qui ouvrent leurs portes aux amateurs de vins.

27 mai 2019, 17:00
D'une cinquantaine en 2006, la participation des encaveurs est passée à près de deux cents quarante cette année, pour la treizième édition.

Il ne calcule pas, Gérard-Philippe Mabillard. Il n’a jamais calculé. Parce que la fréquentation réelle des Caves ouvertes n’est «pas calculable», selon lui. Ce qui n’empêche pas le directeur de l’Interprofession de la vigne et du vin (IVV) d’avancer un chiffre, sans doute le plus éloquent: alors que la première édition du raout viticole regroupait, en 2006, une petite cinquantaine de caves, ils seront, en 2019, pour la treizième cuvée de la manifestation, près de 240 encaveuses et encaveurs à ouvrir leurs portes au public.

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«Le succès grandissant de ce rendez-vous a donné envie à de plus en plus de producteurs de nous rejoindre», se réjouit Gérard-Philippe Mabillard. Qui voit une triple raison à cet engouement: «Pour le visiteur, c’est d’abord l’occasion de mettre un visage sur un vigneron, sur un lieu. C’est aussi l’opportunité de déguster les nouveaux millésimes. Et puis outre la rencontre avec le produit, il y a la rencontre avec les autres amateurs de vins. Parce que les Caves offrent la possibilité de réels échanges entre les gens.»

Ventes en augmentation

Mais si la formule fonctionne, c’est aussi que les vignerons s’y retrouvent sur le plan commercial. Là encore, l’IVV ne demande pas les chiffres de ventes aux producteurs. Mais souligne que ces derniers sont unanimes à relever que les ventes sont en augmentation. «Le succès des Caves ouvertes ne se dément pas, bien au contraire», assure Gérard-Philippe Mabillard.

Le directeur de l’IVV met en avant deux autres constats. La hausse de la fréquentation chez les jeunes, d’abord. «Il y a chez eux une réelle envie de découvrir les vins et celles et ceux qui les font», se réjouit-il. «Et on n’est pas dans la biture: les jeunes prennent le temps de déguster, et soit ils vont à la rencontre des vignerons de leur village, soit ils s’organisent pour que l’un d’entre eux ne boive pas et puisse donc conduire.»

Gérard-Philippe Mabillard relève encore la recrudescence de la participation de la clientèle suisse alémanique, cœur de cible et «marché prioritaire» de l’IVV. Des constats à vérifier de jeudi à samedi, de 11 heures à 19 heures.

En savoir plus : Le site des Caves ouvertes