Valais: le groupe PLR souhaite que les compensations carbones financent des projets régionaux

Le groupe libéral-radical valaisan souhaite que les compensations carbones permettent de financer des projets régionaux. Il va déposer un postulat demandant au Conseil d'Etat d'étudier la création d'une plateforme de financement en ligne, ouverte tant aux citoyens qu'aux communes et collectivités.

10 mars 2019, 18:26
Le groupe libéral-radical au Grand Conseil souhaite que les Valaisans puissent compenser leurs émissions de CO2 dans des projets de protection climatique locaux.

Le groupe libéral-radical au Grand Conseil souhaite que les Valaisans puissent compenser leurs émissions de CO2 dans des projets de protection climatique locaux. Il va déposer un postulat demandant au Conseil d’Etat d’étudier l’opportunié de créer une plateforme de financement en ligne, et accessible tant aux citoyens, qu’aux communes et collectivités publiques ou privées. Elle permettrait, à la manière d’un crowdfunding, de récolter des fonds pour la renaturation de hauts-marais, la plantation d’arbres, la modernisation d’infrastructures, ou encore le développement de moyens de production d’énergie renouvelable. 

«Lorsque l’on réserve un billet d’avion, il est possible de calculer ses émissions de CO2, puis de les compenser par le financement de projets à l’étranger. Nous souhaitons que cette même possibilité soit étudiée pour des projets régionaux», explique Christophe Claivaz, chef du groupe libéral-valaisan. Difficile encore de déterminer qui paierait la mise en place d’une telle plateforme. Pour le député libéral-radical David Crettenand, c’est à l’Etat que reviendrait cette tâche.

En début d’année, les groupes parlementaires des Verts-Libéraux vaudois et neuchâtelois déposaient un postulat similaire. Afin de réduire les coûts d’utilisation de ces plateformes, et pour garantir la fiabilité des compensations carbones, le groupe libéral-radical valaisan estime que le Valais pourrait faire profiter les autres cantons des compétences de ses hautes écoles que sont la HES-SO ou l’EPFL Valais/Wallis. 
 

par Florent Bagnoud