Valais: la hausse des allocations familiales pourrait être limitée

Un changement de position des députés démocrates-chrétiens remet en cause la hausse de 40 francs par enfant, décidée en première lecture par le Grand Conseil valaisan.
24 nov. 2021, 14:55
/ Màj. il y a 2 jours
Le PDC veut que la hausse des allocations familiales soit limitée à 30 francs par enfant.

Les groupes démocrates-chrétiens du Grand Conseil ont changé de position concernant la hausse des allocations familiales.

C’était oui en mai

En mai dernier, le Parlement valaisan avait accepté d’augmenter les allocations familiales de 40 francs par mois et par enfant et les allocations de formation de 20 francs par mois. Les députés s’alignaient ainsi sur la demande d’une initiative lancée par les Syndicats chrétiens.

La décision avait été prise de manière assez serrée, par 67 voix contre 59. Le PDC se trouvait alors dans le camp du oui. Le camp du non préférait une augmentation des seules allocations de ménage, une option plus ciblée sur les familles dans le besoin et moins onéreuse.

Ce qui a changé

Si le PDC du Valais romand et celui du Haut-Valais modifient leur position, c’est à cause de la hausse des allocations de ménage décidée depuis par le Conseil d’Etat.

«La modification de la hausse des allocations familiales pouvait être supportée par les entreprises, la décision du Conseil d’Etat d’augmenter les contributions au fonds pour la famille alourdit encore les charges sociales des PME valaisannes. Le cumul de ces deux mesures crée un agglutinement de charges que nous ne pouvons pas accepter», expliquent les démocrates-chrétiens dans un communiqué.

Une hausse de 30 francs et une hausse des cotisations

Les groupes PDC proposent une nouvelle option qui comprend une augmentation des allocations familiales pour enfant de 30 francs au lieu de 40 et une augmentation des cotisations payées par les employés, alors que le projet des Syndicats chrétiens fait passer les seuls patrons à la caisse.

La Chambre de commerce et d’industrie refuse une telle hausse payée par les seuls employeurs. Ceux-ci devraient s’acquitter d’une facture annuelle de 30 millions.

Chambre de commerce et PLR veulent que la hausse des allocations soit financée paritairement par les patrons et les employés. Comme le PDC désormais.

Le peuple pourrait voter

Le changement de position du PDC va certainement modifier les fronts au Grand Conseil. Dans ce cas, les Syndicats chrétiens peuvent maintenir leur initiative qui sera alors soumise au peuple valaisan.

De son côté, l'Union valaisanne des arts et métiers a annoncé que si le premier projet du Grand Conseil n'était pas corrigé, elle lancerait un référendum.


par Jean-Yves Gabbud