Valais: la deuxième lecture de la révision de la loi sur la santé aura lieu en mars

Le Parlement ne pourra pas de nouveau débattre de la révision de la loi sur la santé cette année. La deuxième lecture de ce texte sensible parce qu’il traite notamment du suicide assisté a été renvoyée à la session de mars 2020.

29 nov. 2019, 11:00
Le Parlement valaisan devra attendre mars prochain pour débattre en deuxième lecture autour de la révision totale de la loi sur la santé.

La révision de la loi sur la santé prend du retard. Initialement programmée pour la fin 2019, la deuxième lecture de ce texte sensible n’apparaît pas dans le programme de la session de décembre du Grand Conseil. «Le débat aura lieu lors de la session de mars 2020», confirme Konstantin Bumann, président de la commission parlementaire chargée de la deuxième lecture de la révision de la loi sur la santé. Difficile en l’état de connaître les raisons précises qui ont retardé un deuxième passage de cet objet devant les députés. «Avant de terminer le travail dans une commission de deuxième lecture, les commissaires ne peuvent fournir aucune information», explique Konstantin Bumann. Ces commissaires sont d’ailleurs convoqués pour une nouvelle séance mardi matin prochain.

Non du bout des lèvres à la suppression de l’article sur le suicide assisté

Il n’en reste pas moins que l’article concernant le suicide assisté semble continuer de présenter la principale pierre d’achoppement dans ce dossier. En mai dernier déjà, le Parlement n’avait pas masqué son embarras face à ce projet de loi. Par 69 voix pour, 20 contre et… 32 abstentions, les députés avait certes soutenu en première lecture la révision totale de la loi sur la santé, après avoir refusé de supprimer l’article concernant le suicide assisté.

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Mais ces demandes de suppression avaient été refusées de justesse (69 voix contre, 56 pour et 4 abstentions) et non sans que les députés s’entredéchirent autour de l’article 18a qui stipule que «l’assistance au suicide représente une liberté individuelle et que toute personne capable de discernement peut faire valoir cette liberté». Au final, il avait ainsi fallu pas moins de quatre heures trente de débats houleux aux députés valaisans pour faire le tour des… 135 amendements déposés, avant de pouvoir accepter cette révision totale de la loi sur la santé.