Soins de longue durée: "Les pauvres épargnés"

Esther Waeber-Kalbermatten, Jean-Michel Cina et Maurice Tornay ont défendu ensemble la loi sur les soins de longue durée. Ils ont convié la presse ce mercredi matin à Sion pour présenter leurs arguments. "Seuls ceux qui en ont les moyens passeront à la caisse", ont-ils dit.

07 mai 2014, 14:19
La conseillère d'Etat Esther Waeber-Kalbermatten a affirmé en conférence de presse qu'aucune participation ne sera réclamée aux personnes âgées qui n'en ont pas les moyens.

"Il ne faut pas s’arrêter que sur l’aspect financier, mais aussi prendre en compte les prestations offertes." Assis aux côtés de Jean-Michel Cina et d’Esther Waeber-Kalbermatten pour présenter à la presse les arguments en faveur de la loi cantonale sur les soins de longue durée, le ministre des finances a tenu à élargir le débat: "La contribution des résidents en EMS permettra aux pouvoirs publics de faire face à l’accroissement des besoins dans le domaine de la prise en charge de la personne âgée." Un mal pour un bien donc, selon le Conseiller d’Etat. Ce d’autant plus que "la participation ne sera  demandée qu’à ceux qui ont les moyens de la supporter".

Une mesure inévitable...

Le total ainsi économisé devrait atteindre 7.8 millions de francs par an, soit 6 % des coûts des soins en EMS. Pour Esther Waeber-Kalbermatten, qui mène le dossier, cette mesure est inévitable. "Le canton du Valais compte aujourd’hui 14 000 personnes âgées de 80 ans et plus mais on estime que ce chiffre va doubler d’ici à 2025. Le financement des soins en EMS a triplé en douze ans pour atteindre 134 millions de francs en 2012. Ce coût ne peut plus être supporté uniquement par les pouvoirs publics et les assurances sociales. Face à l’évolution démographique, de nouvelles sources de financement doivent être trouvées", a souligné la ministre de la santé.

...et souple

Les conseillers d'Etat ont aussi rappelé que le texte valaisan était particulièrement souple. Il est notamment prévu que la participation au soins s'échelonne en fonction de la fortune. Ainsi, elle oscillerait entre 5% et 20% du coût à la charge des caisses-maladie. Ce qui représente un montant entre 5.40 et 21.60 francs par jour.

Dans un communiqué publié le même jour, le PLR a salué cette prise de position. Pour rappel, son président Xavier Mottet avait ouvertement critiqué l'attentisme du gouvernement. La population sera appelée à trancher le 18 mai prochain.