Sion: malgré l’interdiction, les défenseurs du loup ont manifesté sur la Planta

Les défenseurs du loup ont voulu marquer leur présence samedi après-midi en manifestant sur la place de la Planta à Sion. Ils étaient environ une trentaine.

08 avr. 2017, 15:48
Environ trente personnes se sont réunies sur la place de la Planta pour défendre les loups.

Quelques pancartes, beaucoup de gros chiens et une trentaine de personnes. La manifestation des défenseurs du loup, qui n’a pas été autorisée par le conseil communal sédunois, n’a pas attiré la foule samedi après-midi. Il n’y a eu aucun débordement. Comme annoncé, les organisateurs avaient mandaté deux agents privés pour assurer la sécurité. Deux agents de la police municipale ont simplement relevé les noms de organisateurs.

"Ne pas régler le problème à coups de cartouches"

Les manifestants appelaient les autorités à une cohabitation harmonieuse entre la faune sauvage et l’homme. "Nous en sommes à vingt ans d’immobilisme en Valais. On ne peut plus continuer à subir la pression des lobbys et régler le problème à coups de cartouches. Ces êtres aspirent simplement à vivre librement", a lancé Fabrice Monnet, l’organisateur et fondateur de la section valaisanne d’Animus cause animale.

Alain Prêtre, activiste de la faune sauvage neuchâtelois, n’a pas ménagé les chasseurs. "Les super-prédateurs sont les chasseurs braconniers qui sèment la mort et violent la convention de Berne. Nos autorités en sont complices." L’activiste a estimé que des solutions pour une cohabitation pacifique existaient. "Partout ailleurs, les éleveurs ont des chiens qui effraient ou tuent les loups s’attaquant aux troupeaux, pourquoi pas ici?"

Dénonciation ou non?

Les défenseurs du loup ont promis que d’autres actions seraient menées prochainement. Quant à la manifestation interdite, le conseil communal sédunois devra choisir s’il la dénonce. "Sur la base du rapport de police, l’exécutif décidera s’il y aura une dénonciation au Ministère public", conclut Cyrille Fauchère, conseiller communal en charge de la sécurité.