Sion: des comptes 2019 meilleurs que prévu malgré une baisse des recettes fiscales

La ville de Sion présente une bonne santé financière. Une situation en partie liée à de bons résultats dans le secteur énergétique.

04 juin 2020, 17:12
Malgré une baisse des recettes fiscales, les comptes sont meilleurs que prévu.

Jeudi, devant la presse, la municipalité a détaillé les comptes de l’exercice 2019. Ces derniers sont jugés «réjouissants» avec un excédent de revenus de 910 000 francs, soit 360 000 francs de plus que ce qui avait été budgétisé.

«Les comptes 2019 sont meilleurs que prévu et peuvent être qualifiés de bons», commente Philippe Varone, chef de l’exécutif sédunois. «La situation financière de la ville est saine, les charges sont maîtrisées et les investissements réalisés.» Ces derniers s’élèvent à 24,89 millions et sont autofinancés à hauteur de 97% (contre 91,1% en 2018).

Ils sont notamment dédiés à la rénovation des bâtiments communaux et des écoles (4,83 millions), aux aménagements routiers (4 millions), au traitement et à l’évacuation des eaux usées (3,09 millions) ou à l’aménagement des piscines et des patinoires (2,81 millions de francs). L’insuffisance de financement s’élève à 740 000 francs.

L’énergie en hausse, les recettes fiscales en baisse

La municipalité enregistre une baisse des recettes fiscales de 2,19 millions de francs (sur 121,9 millions) par rapport au budget. La ville l’explique par des prévisions trop optimistes et par l’intégration de correctifs des années fiscales antérieures.

Cette baisse est toutefois compensée par un «excellent résultat sur l’énergie», souligne le président. Il précise: «En 2019, l’activité achat-vente d’énergies de partenaires a généré un bénéfice supplémentaire de 3,3 millions par rapport au budget.» Les charges en légère diminution, l’augmentation de la production d’énergie et l’optimisation de l’ensemble du portefeuille expliquent ce résultat, selon la municipalité.

S’attendre à l’effet Covid

Si la ville se félicite de la bonne santé financière de ses comptes, elle dit aussi s’attendre à une année plus difficile avec la crise sanitaire et financière qui pèse, notamment, sur la santé des grandes entreprises. «Nous nous attendons à une diminution importante des recettes, notamment fiscales. Mais notre situation patrimoniale est solide, ce qui nous permet d’envisager l’avenir avec confiance.»

Stabilisation de l’aide sociale

En 2018, les charges liées à l’aide sociale avaient pris l’ascenseur avec une augmentation de 1,53 million de francs, soit 20% de plus que l’année précédente. Aujourd’hui, «l’exercice 2019 enregistre, globalement, une certaine stabilisation des coûts des différents régimes sociaux», relève Philippe Varone.