On guerroie encore contre les pylônes en Valais

Réunis en assemblée à Sion, les membres de l'Association Suisse Haute Tension sous Terre (HTST-CH) ne baisse pas complètement les bras et espère encore voir la ligne Chamoson-Mörel enterrée.

29 juin 2013, 17:55
Gérard Gillioz (président de l'ASCV), Me Jacques Philippoz (avocat conseil) et Jean-François Steiert (président de HTST) restent unis et ne perdent pas espoir.

L’espoir est mince, mais il n’est pas mort. Après la récente décision du Tribunal fédéral (TF) d’autoriser la construction aérienne e cette ligne, il ne reste pas beaucoup de voies de recours. Mais Me Jacques Philippoz, avocat-conseil de l’Association de Sauvegarde du Coteau Valaisan refuse de baisser les bras. «Swissgrid (la société chargée de gérer le réseau de transport de l’électricité, ndlr) voudrait une procédure accélérée, ce qui exclurait une mise à l’enquête. Or, comme le TAF l’a décidé, techniquement les câbles seront différents, soit 85% plus lourds que prévu. Il y aura donc des pylônes encore plus grands ou plus nombreux. Nous pouvons faire opposition à cette procédure simplifiée», estime Me Philippoz.

Président de l’association faîtière suisse, le conseiller National (FR/SOC) Jean-François Steiert estime que juridiquement, on arrive au bout, même s’il veut encore y croire: «On travaille encore les options politiques et juridiques. Et surtout, on joue la montre car pour le moment, la procédure recommence avec l’office fédéral de l’énergie».

Gérard Gillioz, quant à lui, est accablé par la récente décision du TF: «On détruit le Valais. La lex Weber, la LAT et maintenant les pylônes, on a perdu sur toute la ligne», regrette l’ancien président de Salins, qui fut président de l’Association Suisse Haute Tension sous Terre avant Jean-Francois Steiert et qui est maintenant président de son antenne valaisanne, l’Association de Sauvegarde du Coteau Valaisan (ASCV). Il rappelle ce qui attend les habitants et les visiteurs si le projet se réalise comme prévu: des pylônes de 100 mètres de hauteur, 50décibels audibles à 100 mètres, un corridor de 120 mètres, le treillis de câbles qui bouchera le ciel, et le défrichement de 2 hectares de forêt sans mesures compensatoires, en tout cas pas pour le moment.

Retrouvez cet article complet dans notre édition papier de lundi 1er juillet.