Massongex: les requérants d'asile appelés à la rescousse pour l'entretien des alpages

La Bourgeoisie de Massongex a fait appel aux requérants d'asile pour aider la collectivité à l'entretien des alpages de la commune.

03 nov. 2012, 12:19
Des requérants d'asile qui s'occupent des buissons, vernes et tout ce qui envahit peu à peu les prés.

Pour faire face à l’entretien des alpages de Massongex, la Bourgeoisie a fait appel à une aide un peu particulière. Cette année, depuis le mois de juillet, ce sont des requérants d’asile qui s’occupent des buissons, vernes et tout ce qui envahit peu à peu les prés.

Le travail est énorme, tout comme les surfaces concernées. De ce fait, la tâche est lourde pour le fermier en location et la collectivité publique n’a pas les moyens d’investir pour garantir une action efficace selon Régis Barman, conseiller communal et président de la Commission bourgeoisiale. C’est alors qu’il se tourne vers le Service valaisan de l’action sociale.

Cinq mois en hauteur

«En fonction des sollicitations, nous entrons en matière pour des programmes d’utilité publique, notamment de nature écologique ou d’entretien, au bénéfice des communes et des bourgeoisies. Nous le faisons en fonction des possibilités», précise Emile Blanc, chef de l’Office de coordination des prestations sociales au Service valaisan de l’action sociale (SAS).

Quatre requérants s’activent donc depuis le mois de juillet sur l’alpage de Djeux-Pesaires et sur celui de Valère. «Ils ont abattu une soixantaine de sapins, arraché les fougères, réalisé un captage et tiré une conduite, refait des chemins, la peinture du chalet, coupé des vernes sur 100'000 m2 et planté des châtaigniers», raconte Régis Barman.

Et cela sur une base volontaire. Un bilan très positif pour le conseiller communal. «Ces quatre personnes ont fait un boulot énorme, en n’étant pas sûres de rester en Suisse. Il faut cesser l’amalgame entre requérants et délinquants. Nous sommes très fiers du travail réalisé.»