Sion 2026: les coûts discutés au Parlement valaisan

Les coûts de la sécurité, les conséquences de la création d'une SA pour organiser les JO de 2026 et la conclusion d'une assurance perte de gains pour se prémunir contre un éventuel déficit ont été abordés par le Grand Conseil valaisan jeudi soir.

17 mai 2018, 20:29
Dernière passe d'armes jeudi au Grand Conseil avant la votation sur Sion 2026.

Trois interventions urgentes sur les JO ont été abordées au Grand Conseil valaisan jeudi soir, toutes sur des questions financières.

-Les Verts citent un article du Bund dans lequel un ministre bernois déclare que les coûts de sécurité liés aux JO ont dû être revus à la hausse dans son canton. Le conseiller d’Etat Frédéric Favre assure que cela ne change rien pour le Valais. Le coût des forces de polices extracantonales qui devront venir en Valais a été calculé par des experts et s’élève à 18 millions. «Je ne comprends pas pourquoi les choses changent pour Berne et pas pour le Valais», s’étonne le vert Thierry Largey.

-Deux élus UDC, Cyrille Fauchère et Bruno Perroud, évoquent l’assurance perte de gain que les organisateurs des JO entendent contracter.  Frédéric Favre répond que la prime d’assurance ne change pas le montant de 100 millions à charge de l’Etat.

-Une interpellation interpartis (Thierry Largey (Les Verts), Cyrille Fauchère (UDC) et Emmanuel Amoos (AdG) évoque la création d’une SA pour organiser les JO et demande ce qu’il adviendra en cas de déficit.

Frédéric Favre rappelle qu’il n’y a jamais eu de déficit sur l’opérationnel des JO. «Si nous faisons des déficits, nous serions les premiers de l’histoire à le faire, donc les moins bons gestionnaires.» Le ministre rappelle que pour éviter des mauvaises surprises, 715 millions de réserves sont prévus. Thierry Largey se fait malgré tout du souci: «il y aura forcément des suppléments. Si la SA fait faillite, on distribuera des actes de défauts de biens aux entreprises valaisannes qui auront travaillé pour les JO.»