Les Valaisans font bon accueil au vaccin contre l’encéphalite à tiques

Les tiques sont en recrudescence en Valais et ces petites bestioles sont de plus en plus porteuses de maladies, en particulier de l’encéphalite à tiques. Les Valaisans suivent les recommandations de l’OFSP, qui conseille de se faire vacciner.

08 juin 2019, 05:30
Si toutes les tiques ne sont pas porteuses d’agents pathogènes, celles responsables de l’encéphalite à tiques sont de plus en plus nombreuses.

Vaccinez-vous. La recommandation que l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) faite à toute la population dès 6 ans pour se prémunir des dangers dus aux piqûres de tiques a bien été entendue. «Nous avons de plus en plus de demandes de vaccins cette année», déclare Franck Bally, spécialiste des maladies infectieuses et d’épidémiologie à l’Institut Central des Hôpitaux à Sion. Le médecin chef en attribue la raison au record de cas d’encéphalite à tiques enregistrés en 2018. «L’été passé fut particulièrement chaud. Des températures qui plaisent aux tiques et poussent la population à plus sortir en forêt.» 

Dans notre pays, les tiques sont à l’origine de deux maladies humaines distinctes: la borréliose de Lyme et l’encéphalite à tiques (ou méningo-encéphalite verno-estivale, MEVE). La maladie de Lyme transmise par une bactérie se soigne par antibiotique, par contre, aucun traitement n’existe contre l’encéphalite à tiques (une inflammation du cerveau).

Ces acariens particulièrement voraces sont en recrudescence dans toute la Suisse, selon le suivi des cantons et de l’OFSP. «Les tiques s’étendent du nord-est au sud-ouest. Les foyers sont épars. Ce qui a incité l’OFSP à recommander le vaccin à l’ensemble de la population suisse, sauf aux Tessinois et Genevois car ces régions sont encore épargnées.»

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Plus de signalements

Si toutes les tiques ne sont pas porteuses d’agents pathogènes, celles responsables de l’encéphalite à tiques seraient de plus en plus nombreuses. «Jusqu’ici en Valais, le nombre de personnes infectées est faible, nous en comptons 2 ou 3 par année. Mais cette maladie, très pénible pour les patients, peut être dangereuse. Elle peut provoquer des séquelles neurologiques», affirme Franck Bally.

Augmentation de la population humaine couplée à celle de ces acariens, engouement pour les randonnées en forêt ou encore campagnes de sensibilisation font que nous signalons de façon plus assidue nos piqûres, même celles qui ne sont pas infectées. Ce qui explique que chaque année on comptabilise plus de déclarations.

Pour se protéger, en plus des mesures de base, comme porter des habits couvrants, de couleurs claires pour mieux les apercevoir, et des chaussures fermées, utiliser du répulsif contres les tiques et effectuer un autocontrôle sur tout le corps à chaque retour de balade, il vaut donc mieux se faire vacciner.

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«Ceux qui se vaccinent maintenant seront immunisés pour la prochaine saison, car il faut 6 mois au vaccin pour être efficace», explique encore le spécialiste en précisant qu’un rappel est nécessaire tous les dix ans.

En savoir plus: Il existe une application «Tique» gratuite qui fournit toutes les indications pour la prévention et la prise en charge des piqûres de tiques.