Le Peuple Valaisan sort vendredi son dernier numéro

Le Peuple Valaisan, organe officiel du parti socialiste, cesse ses parutions un peu avant de fêter ses soixante ans.
11 oct. 2012, 15:52
Le Peuple Valaisan cesse ses activités après presque 60 ans sur la scène poitique valaisanne.

A trois mois près, le Peuple Valaisan, organe officiel du parti socialiste valaisan, fêtait ses soixante ans. C’est en janvier 1953 que le journal hebdomadaire est sorti pour la première fois sous sa forme actuelle, après un sommeil de dix-sept ans. Mais aujourd’hui, les temps sont particulièrement durs pour les médias et l’équipe responsable du journal doit se résoudre à l’abandonner. C’était dans l’air, et depuis la semaine dernière, c’est une certitude.

Les élections cantonales approchent, et l’équipe du Peuple Valaisan est consciente de la nécessité de remettre rapidement sur pied une formule ou une autre de sa publication. Sera-t-elle faite d’un journal papier ou d’un seul site internet? La question sera posée lors du congrès du PSVR en janvier prochain.

Journal résolument de gauche, d’abord purement socialiste, le Peuple Valaisan s’est peu à peu ouvert aux autres formation de gauche. Même Oskar Freysinger, élu UDC, a eu l’occasion de répondre dans «le Peuple» à un article le mettant en cause.

Liée au «Peuple», comme l’appellent les socialistes, il y a Sion Graphic SA, qui a toujours imprimé la publication. Il s’agira de trouver un autre imprimeur si c’est la version papier qui est plébécitée. «Je pense que c’est viable. Mais il y aura des choses à revoir», selon Mathias Reynard, conseiller national socialiste.

Au sein du parti socialiste, on n’est pas prêt à laisser mourir complètement cet organe officiel qui a traversé les décennies et qui compte 1000 abonnés.

Ce n’est pas sa première mort

Ce n’est pas la première fois que le Peuple Valaisan cesse de paraître. Après sa première mort en 1936, il est resté en sommeil durant dix-sept ans et a repris forme en 1953. C’est le Peuple Valaisan actuel, dont le dernier numéro sort aujourd’hui. Le conseiller national socialiste Mathias Reynard a été rédacteur en chef de la publication durant deux ans. Il est déçu, mais conscient que la mesure est nécessaire: «Ca ne fait vraiment pas plaisir de voir de terminer la publication du journal. Mais chaque année, on devait le renflouer pour le faire survivre. J’espère que c’est l’occasion de relancer quelque chose».