Le coup de gueule d'un enseignant contre Oskar Freysinger et Nicolas Voide

Excédé par une publicité de l'UDC, un enseignant de Monthey a poussé un coup de gueule sur son blog et sa page Facebook. Une indignation largement partagée sur les réseaux sociaux et qui devrait se matérialiser. Une manifestation publique est prévue le 18 février sur la Place de la Planta à Sion.

25 janv. 2017, 14:38
/ Màj. le 25 janv. 2017 à 16:10
Pour l'enseignant montheysan, Oskar Freysinger a dépassé les bornes.

"Trop, c'est trop." Yannick Délitroz, enseignant au cycle d'orientation (CO) de Monthey, a poussé un coup de gueule mardi soir sur son blog et sa page Facebook suite à la parution d'une publicité de l'UDC dans l'édition du "Nouvelliste" du jour.

Une publicité mettant en scène une jeune femme en pleurs, "ne pouvant plus payer son loyer". Au fond de l'encart, un slogan: "le Valais d'abord !" et la liste d' "Ensemble à droite" au Conseil d'Etat emmenée par Oskar Freysinger, ministre de la Formation.

Un Oskar Freysinger directement visé par l'enseignant, nouvellement élu au conseil communal de Monthey sous la bannière socialiste. "Je ne m'attaque pas à l'UDC mais à mon chef. En tant que chef, on ne peut pas tout faire et je voulais le clamer haut et fort."

Un billet d'humeur qui fait le buzz

C'est peu dire que l'indignation de Yannick Délitroz a été entendue. Diffusé sur sa page Facebook, son billet intitulé "Honte à vous, Messieurs !" a été partagé plus de 500 fois. Alors surpris de cette audience ?

"Je ne suis pas surpris dans la mesure où je n'avais pas d'attente particulière. L'essentiel est que le débat soit ouvert", commente celui qui s'exprime "en tant que professeur et citoyen". 

Un citoyen qui assume la virulence de ses mots, parlant d'un message "dégueulasse" à propos de cette affiche. "Il faut appeler un chat un chat et cesser le politiquement correct."

Appel à manifester

Mais au-delà des "j'aime" et des clics sur la Toile, le Chablaisien entend maintenant matérialiser sa colère en appelant à manifester à Sion le samedi 18 février prochain.

Réelle intention ou simple intox ? "Les demandes d'autorisation sont en cours auprès de la police municipale sédunoise. Après, peu importe que l'on soit 10 ou 100, l'essentiel est de faire entendre notre voix", conclut le blogueur.

Retrouvez la réaction de l'UDC à cette prise de position dans notre édition papier du jeudi 26 janvier.