L'école valaisanne prendra un nouveau virage dès 2015

Dès 2015, l'école valaisanne sera organisée en régions scolaires dirigées par des structures professionnelles. Les communes ont accepté ce projet du canton en y mettant leur touche.

23 avr. 2013, 13:59
L'école valaisanne aura un nouveau visage dès 2015.

Simplifier, responsabiliser et décentraliser. Tels étaient les maîtres mots du canton. Le modèle d'école élaboré en collaboration avec les communes atteint ces objectifs, a déclaré le chef du Département de l'éducation Claude Roch mardi lors d'une conférence de presse à Sion.

Les communes souhaitent dans l'ensemble une professionnalisation des directions. En Valais, certains enseignants, certaines écoles n'ont pas de vraie direction. Le nouveau système introduit en revanche de nouvelles charges pour les communes qui doivent assumer 70% des salaires de ces directeurs.

Collaborations déjà existantes

Pour Marianne Maret, présidente de la Fédération des communes valaisannes, la démarche met en place un nouveau groupement engendrant un déficit démocratique. Mais de nombreuses communes collaborent déjà dans moult autres domaines comme la police, les pompiers. Certains périmètres sont donc ainsi définis par ces collaborations existantes.

Les régions scolaires ne sont pas encore toutes définies et le canton n'entend pas forcer la main des communes. Elles iront à leur rythme, mais le canton souhaite que la réorganisation soit sous toit d'ici 2015. Les régions sont créées non pas en fonction uniquement d'un nombre d'élèves, mais surtout d'un périmètre.

Structure identique

Si ces régions ne seront pas comparables en terme de nombre d'élèves ou de superficie, leur structure sera identique partout. Actuellement, le canton dénombre l'équivalent de 58 directeurs à plein temps pour la scolarité obligatoire, mais certains occupent ce poste en marge d'activités d'enseignement.

Pour la rentrée 2015, les regroupements des directions devraient permettre d'en dénombrer 35 à 37, chacune dirigée par un directeur éventuellement secondé par un ou deux adjoints. Les écoles elles-mêmes ne seront pas centralisées.

Les communes continueront à décider de leur propre organisation scolaire. Le canton ne cherche pas à déplacer des élèves ou à faire disparaître des écoles. Au final, les communes ont accepté le projet, malgré le coût supplémentaire estimé à 2 ou 3 millions de francs qu'elles devront supporter à hauteur de 70%.

Plus de détails dans l'édition du "Nouvelliste" du mercredi 24 avril.