Hôpital du Valais: des dysfonctionnements en cascade

La commission d'enquête parlementaire qui a été nommée pour enquêter sur l'organisation et la conduite de l'Hôpital du Valais ainsi que la conduite des affaires du Département de la santé a rendu son rapport mercredi matin après plus d'un an de travaux.

08 avr. 2015, 11:18
Tous les soins aigus du Valais romand se concentreront à l'avenir sur le seul hôpital de Sion.

11h32: L'Hôpital du Valais (HVS) réagit par un communiqué de presse, dans lequel il dit acceuillir le rapport de la CEP sereinement. Le communiqué indique que: "L’HVS communiquera son plan de mise en œuvre des recommandations de la CEP-RSV lors de son prochain «point presse» prévu avant l’été. Enfin, et conformément à la demande de la CEP-RSV, le Conseil d’administration de l’HVS remettra au Parlement un rapport circonstancié sur les démarches entreprises d’ici la fin de l’année 2015 alors que la Direction générale de l’HVS lui remettra au mois de juin 2016 un rapport sur le bilan de la mise en œuvre de ces recommandations."

11h23: La conférence de presse prend fin.

11h20: Stéphane Ganzer: "Pour nous, c'est quelque chose de grave, de très grave"; il y a eu des morts, en raison de l'éloignement des cardiologues de garde de l'hôpital. "En 2015, les cardiologues de garde dormiront à Sion, c'est une très bonne nouvelle pour les Valaisans"

11h18: Patrick Hildbrand: "Si la sécurité des patients est en danger, le Conseil d'Etat doit agir" et ne peut pas se retrancher derrière le fait qu'il n'est chargé que de la surveillance de l'Hôpital.

11h12: Patrick Hildbrand: "Maurice Tornay a aussi fait des choses bien, comme il a réagi vite à la plainte du Dr Savioz, mais il a présenté comme une expertise scientifique une simple appréciation." Le mandat donné aux deux experts était très précis, mais les experts n'ont pas répondu à ces questions... "C'était là le problème; M. Tornay a fait confiance à ces experts, pour lui le rapport était une expertise."

11h10: Stéphane Ganzer déclare que les procédures de licenciements des anesthésistes n'ont pas été respectées. La CEP parle de "violence administrative" à l'encontre de certains employés.

11h06: Le député Stéphane Ganzer explique que les personnes qui se plaignent de leur chef se sont retrouvés dans leur bureau. Une meilleure protection à l'interne est nécessaire. Des avancées ont déjà été réalisées dans ce sens.

Le député Jean-Henri Dumont explique qu'il aurait fallu que les éléments avancés par le Dr Savioz soient analysés avant que des mesures contre lui soient prises.

11h04: Xavier Moret: Des plaintes pénales ont été déposées durant la crise qu'a traversée l'Hôpital du Valais.

11h02: Patrick Hildbrand indique que des problèmes sont survenus au moment où un étage de la structure n'a pas accepté sa place.

10h58: Le rédacteur en chef du Nouvelliste Vincent Fragnière constate que les personnes mises en cause dans le rapport ne sont plus là.

Le vice-président Patrick Hildbrand répond que les structures fonctionnent. Les deux centres (Haut et Centre) doivent obtenir une certaine autonomie pour pouvoir faire face à la concurrence.

Xavier Moret déclare que le conseil d'administration a déjà fait des constats et appliqué des mesures avant que le rapport final de la CEP soit connu.

10h57: Le moment des questions commence.

10h55: La CEP a obtenu la levée du secret de fonction pour mener ses investigations. Xavier Moret déclare avoir dépolitisé le dossier de la santé lors des travaux de la commission.

10h53: La CEP veut que deux mandats soient mis en place. Un pour l'Inspection des finances pour la gestion financière et sur la structure de gouvernance et un pour la Commission thématique de la santé pour le suivi des recommandations.

10h52: "La crise vécue est d'avantage imputable aux personnes qu'aux systèmes et aux structures", indique la CEP dans ses remarques finales.

10h47: "La présence de médecins de garde en cardiologie invasive résidant dans un périmètre restreint est une nécessité", un rayon de moins de 30 minutes est demandé pour garantir la sécurité des patients. "Les arguments avancés par le chef du Département de l'époque (ndlr. Maurice Tornay), basés sur des chiffres erronés, sont inadmissibles", note le rapport.

10h44: "La structure de la Direction générale devra être à l'avenir réduite", déclare Xavier Moret.

10h42: La CEP souhaite qu'une expertise indépendante étudie les collaborations public-privé.

10h40: La CEP constate qu'il y a un problème de maîtrise de la deuxième langue existe à l'Hôpital.

10h36: "L'activité en Valais n'est pas suffisante pour la chirurgie oesophagienne et pancréatique", estime la CEP. Les opérations doivent se faire à l'extérieur du Valais.

10h35: "Des collaborations universitaires doivent être établies aussi vite de possible."

10h33: La CEP demande que les recommandations des audits soient mises en place sans délai.

10h32: Les donneurs d'alerte doivent être protégés et les faits dénoncés doivent être analysés.

10h30: "Il y a davantage d'ouverture et de partage avec la nouvelle cheffe du Département et le nouveau chef du Service de la santé", note la CEP.

10h25: Selon la CEP, il faut également revoir la composition du conseil d'administration de l'Hôpital du Valais. La médecine hautement spécialisée doit faire l'objet d'une surveillance.

10h22: La CEP donne ses recommandations:

-il faut abandonner le double avis systématique

-une ordonnance doit clarifier la mise en oeuvre de la surveillance de l'Hôpital du Valais

-il faut simplifier les rapports entre le Conseil d'Etat et le conseil d'administration de l'Hôpital

-il faut restaurer le rapport de confiance entre les autorités et la population, par une communication régulière et transparente et en émettant des indicateurs de qualité.

10h20: "Les responsabilités se trouvent dans la gouvernance à tous les niveaux", dont le Conseil d'Etat et le Département de la santé, l'ancien président du conseil d'administration, la direction générale du RSV, la direction du CHVR où "des dysfonctionnements graves ont été constatés".

10h16: La CEP estime que le deuxième avis systématique, exigé par le Parlement cantonal, demandé pour la médecine hautement spécialisée doit être reconsidéré aujourd'hui. Le départ du professeur dont les agissements avaient provoqué cette demande des députés permet ce retour en arrière.

10h15: Les recommandations de la Fédération hospitalière de France, qui a réalisé un rapport d'audit, et de la Commission de gestion ont été appliquées, mais avec retard et pas intégralement.

10h13: La CEP émet aussi des critiques envers le Service de la santé et le conseil d'administration.

10h10: La CEP a constaté qu'il y a eu de nombreux dysfonctionnements au sein du RSV. Il n'y a pas de protection des donneurs d'alerte. Il y a une insuffisance de décisions rapides et de mise en place des mesures correctives lors de la prise de connaissance des recommandations d'audits.

10h07: Cinquante entretiens ont été menés par les commissaires. Le rapport a nécessité 1800 heures de travail.

10h05: Le rapport de la commission, fort de 97 pages, a été adopté à l'unanimité de la commission. Il comporte 47 recommandations.

10h01: La CEP a travaillé durant une année exactement. "Elle a fait un travaillé fouillé et précis".

10h: La conférence de presse commence. Xavier Moret (PLR), le président de la Commission d'enquête parlementaire (CEP) prend la parole. Douze membres de la commission sont présents sur treize.

Seuls le président et le vice-président, Patrick Hildbrand (UDC du Haut) peuvent parler aux médias, ainsi que Jean-Henri Dumont (PS) et Stéphane Ganzer (PLR), présidents des sous-commissions.