Feu bactérien: vergers attaqués à Bramois, appel à la vigilance

Après 2012 à Sion et 2013 à Sierre, le feu bactérien attaque de nouveau des cultures de pommiers et de poiriers, cette fois-ci dans la plaine de Bramois. L’Office cantonal de l’arboriculture parle d’une attaque «grave» et appelle à la vigilance des exploitants et des citoyens pour éviter une plus grande dispersion de la maladie.
03 juil. 2019, 12:30
On reconnaît les symptômes du feu bactérien par un dessèchement des pousses, dont l’axe se replie en forme de crosse.

Après des attaques en 2012 dans la région de Sion et en 2013 dans la région de Sierre, le feu bactérien occasionne de nouveau des dégâts dans des cultures de pommiers et de poiriers. Selon un communiqué publié mercredi par l’Office cantonal de l’arboriculture (OCA), ce sont cette fois des vergers de Bramois qui sont victimes de la bactérie.

Le Valais «région de quarantaine»

L’OCA parle d’«attaques graves» qui nécessitent la destruction des arbres atteints, qui sont brûlés sur place. «Le Valais est actuellement considéré comme une région de quarantaine», souligne l’office. «Les premières manifestations de ce fléau doivent être combattues pour éviter une plus grande dispersion de la maladie», note l’OCA, qui appelle à la vigilance des exploitants et des citoyens de la région de Bramois (lire ci-dessous).

La bactérie responsable du feu bactérien, «Erwinia amylovora», se développe au printemps dans des conditions de température et d’humidité bien précises, puis elle colonise les fleurs. En été, elle se multiplie dans des gouttes d’exsudat (liquide suintant d’un arbre malade), qui se dispersent lors de précipitations. Le vent, les oiseaux, les abeilles et l’activité humaine peuvent également être responsables de sa propagation. Les bactéries peuvent ensuite entrer dans les nouvelles pousses, plus tendres.

Symptôme: le dessèchement des pousses

Des plantes ornementales, comme certains cotonéasters, le pyracantha et l’aubépine, sont particulièrement sensibles à cette maladie. Sur les arbres fruitiers, ce sont surtout les fruits à pépins, dans l’ordre le cognassier, le poirier et le pommier, qui sont attaqués.

On reconnaît les symptômes du feu bactérien par un dessèchement des pousses, dont l’axe se replie en forme de crosse. Toutefois, ils peuvent être confondus avec les manifestations d’autres maladies moins graves, comme la bactériose à pseudomonas. Des tests en laboratoire permettent d’identifier précisément la présence de la bactérie responsable du feu bactérien.


 

Feu bactérien: la marche à suivre

L’Office cantonal de l’arboriculture (OCA) recommande aux exploitants:

  • de contrôler systématiquement les cultures;
  • en cas de doute, de ne pas se déplacer dans d’autres cultures sans désinfection des outils, des chaussures et changement d’habits;
  • ne pas se déplacer en véhicules agricoles de parcelle en parcelle.

Un numéro: le 027 606 76 20

L’OCA va intensifier les inspections aux abords des parcelles touchées. Il recommande également à tout citoyen de la région d’observer particulièrement ses arbres à pépins et de signaler tout cas suspect au 027 606 76 20.

par Patrice Genet