FC Sion: deux chiffres pour mieux comprendre

Deux chiffres pour mieux comprendre la victoire du FC Sion à Saint-Gall dimanche, 4-2.

31 juil. 2018, 06:00
Raphaël Rossi, félicité par Ayoub Abdellaoui, exulte après son premier but pour le FC Sion.

41% de possession du ballon 

Le FC Sion de Maurizio Jacobacci assimile parfaitement les enseignements de la phase finale de la Coupe du monde 2018. La compétition russe avait souri aux équipes privilégiant les transitions rapides à la maîtrise continue du ballon et s’appuyant sur une efficacité totale dans l’exercice des balles arrêtées. A Saint-Gall, l’équipe sédunoise s’impose malgré une possession du cuir nettement favorable à son adversaire. Le verdict en pourcentage est sans appel, 59 à 41 en faveur des Saint-Gallois, mais le tableau d’affichage se montre tout aussi clair, 4-2 pour le visiteur. «Si tu veux jouer la possession du ballon, tu dois avoir les moyens de tes ambitions, soit ceux de pouvoir conclure les actions en te montrant percutant dans les trente derniers mètres devant le but adverse», commente Christophe Moulin, l’ancien entraîneur du FC Sion. 

 

Le credo de Adi Hütter

Dans la même veine, Adi Hütter, le nouvel entraîneur de Gelson Fernandes à l’Eintracht de Francfort, avait asséné sa vérité lors d’un interview publié dans l’édition de jeudi par le bi-hebdomadaire spécialisé «Kicker». «La possession du ballon n’a encore jamais gagné un match» y affirmait le technicien qui a conduit Young Boys à son premier titre national depuis 32 ans au mois de mai dernier. Comme sur les pelouses russes, les balles arrêtées font la différence en faveur des Sédunois. Le trois premiers buts valaisans naissent de situations inactives.  «Sion s’est appuyé sur ses points forts avec une équipe solide et très solidaire», relève Christophe Moulin. «Il a aussi pu évoluer de cette manière à l’extérieur. A Tourbillon, il devra faire le jeu. Ça peut être plus compliqué.» Les chiffres le montrent. Contre Lugano, défaite 1-2, le FC Sion affichait un pourcentage de possession du ballon fixé à 59, soit le même que Saint-Gall dimanche. 

 

 

19,6 ans, la moyenne d'âge du milieu de terrain titulaire 

Dans la foulée du mondial russe, qui avait couronné la France dont le contingent présentait la plus jeune moyenne d’âge des effectifs engagés, Maurizio Jacobacci aligne au Kybunpark un milieu de terrain dont l’âge moyen dépasse à peine celui de la majorité. Celui du trio composé d’Anto Grgic, 21 ans, de Bastien Toma, 19 ans, et de Baltazar, 18 ans, est de 19 ans et 7 mois. Les trois complices expriment une maturité et une complémentarité épatantes pour leur première titularisation commune. «C’est magnifique», se réjouit Christophe Moulin. «Il faut juste avoir conscience que la jeunesse ne possède pas encore le bagage nécessaire pour exiger la même constance que celle que peut avoir un joueur expérimenté»

Le onze de départ aligné par le visiteur valaisan avoue une moyenne d’âge de 23 ans et 9 mois. Seuls Kevin Fickentscher, pour une vingtaine de jours, et André Neitzke dépassent la trentaine. «Cette jeunesse de qualité est un bonus fantastique. Les gars acceptent de faire les efforts pour le copain. Mais il faudra aussi savoir poser le pied sur le ballon à certaines périodes du match. Quand tu peux ajouter des éléments comme Kouassi ou Carlitos, cela te donne des garanties pour la suite.»