Coronavirus: les magasins d’alimentation continuent à être pris d’assaut

Malgré qu’il n’y ait aucun risque de pénurie alimentaire, selon les grands distributeurs, la population continue d’acheter massivement, parfois au détriment des règles de sécurité.

16 mars 2020, 19:11
Les distributeurs assurent qu'il n'y aura pas de pénurie d'alimentation en Suisse.

A 16 heures, ce lundi, à Sion, les grands magasins qui fournissent des produits alimentaires sont calmes. Il y a quelques personnes aux caisses et pas d’attente dans les magasins Coop, Migros ou Manor. Mais la situation est trompeuse, nous confie une caissière: «Ce matin c’était la cohue, comme vendredi et samedi, d’ailleurs. Ça vient de se calmer.»

De fait, certains rayons sont vides et les employés passent avec des cartons ou des chariots pour les remplir. Les produits frais ont été visés en priorité par les clients. Bien souvent, il n’y a plus de viande et beaucoup de légumes manquent.

Peu de respect des règles de sécurité

La situation est particulièrement étonnante alors que les dernières mesures des autorités ne touchent pas les magasins d’alimentation. Les grands distributeurs ont d’ailleurs appelé dans la journée à l’arrêt des achats de stockage.

 

 

«L’approvisionnement national est assuré en permanence et il y a suffisamment de denrées alimentaires et de produits de base disponibles pour tout le monde», a par exemple assuré Manor sur sa page Facebook.

Ils se pressent les uns contre les autres, sans respecter les règles.
Une employée d’une Migros

Ce soir, les employés de ces commerces ont exprimé une certaine incompréhension. «Ils se pressent les uns contre les autres, sans respecter les règles. Ils achètent beaucoup plus que d’habitude. Le panier moyen a explosé» s’étonne une caissière. Une autre ajoute: «Je vois beaucoup de personnes âgées. Ce n’est pas normal. J’ai envie de leur dire que c’est pour elles qu’on prend toutes ces mesures.»

Le mystère du papier toilette

Reste la question devenue récurrente du papier toilette. Il semble qu’en ces temps de crise, la population en fasse une consommation importante. «J’ai demandé à quelqu’un qui partait avec plusieurs paquets d’en laisser un ou deux par solidarité. Il l’a fait à contrecœur», raconte un employé.