Sainte-Catherine à Sierre: l'attaque au cutter pose la question des premiers secours sur place

L’agression au cutter survenue à la Sainte-Catherine pose la question des premiers secours selon la présidente de la section des samaritains de Sierre. Des samaritains pas engagés sur l'événement. Le volet sanitaire sous la tente de la Plaine Bellevue était assuré par deux infirmières.

24 nov. 2016, 12:52
/ Màj. le 24 nov. 2016 à 16:30
Quelques minutes après l'agression au cutter, la police fait son entrée sous la tente de la Sainte-Catherine. Les infirmières, les fêtards et les membres de l'organisation donnent les premiers soins à la victime.

"Les samaritains de Sierre région n'étaient pas engagés sur la Braderie Sainte-Catherine", commence Marjorie Caloz présidente de la section dans un mail adressé à notre rédaction mercredi. Ce courriel, reçu suite à notre article consacré à l’agression au cutter sous la tente de la Plaine Bellevue, a de quoi interpeller.

N’y avait-il donc aucun samaritain officiel sur place lorsque le jeune homme de 22 ans s’est effondré aux environs de 1h30 mardi matin ? "Pour la partie sanitaire, nous faisons appel à des infirmières privées que nous rétribuons" répond Daniel Dekumbis président du comité d’organisation qui expliquait dans notre édition de mercredi ne jamais avoir pensé en arriver là un jour.

"Deux infirmières pour 1500 personnes c'est bien trop peu"

Cette pratique est courante dans les manifestations de la région selon Marjorie Caloz. "C’est le cas pour 60% des événements à Sierre. Mais deux infirmières pour une manifestation réunissant 1500 à 2000 personnes sous une tente c’est bien trop peu."  Pour cette dernière, le drame survenu doit permettre un débat de fond sur les postes de premiers secours dans les manifestations sierroises. Aucune obligation cantonale n’existe en matière de poste sanitaire. Ce sont les communes qui fixent les règles. 

Retrouvez un article complet sur le sujet dans nos éditions papier et numériques du vendredi 25 novembre 2016.